Tausserat, 1. c., p
semaine de carême, adapte aux Pharisiens anciens et modernes trop zélés pour la réforme d’autrui : Medce, cura teipsum (Luc., 1v, 23), je ne proposerai que bien timidement, et sans guère y tenir, l’hypothèse que l’éloquence paternelle a été héréditaire chez Bourdaloue. Tous les biographes, — sauf M de Pringy, dont Je confesse goûter très médiocrement la Vie de Bourdaloue ”, ontrappelé ce détail. Bretonneau nous apprend qu'Etienne, le père du jésuite, était «très recommandable, surtout par son exacte probité & par une grâce singuliere à parler en public. » Nous avons surtout le témoignage plus direct de Catherinot, «né en 1628, auteur de nombreux opuscules concernant le Berry ?, » qui le nomme wir eloquentissimus. Sans mettre en doute la réputation d'Etienne Bourdaloue, je croirais plus volontiers qu'il était surtout capable de transmettre à son fils la première qualité relevée par Bretonneau, « une probité exacte. » Ce devait être Île meilleur de son héritage, et Bourdaloue en fut doté, car nous en pouvons croire Saint-Simon, peu suspect dans ses éloges, quand il nous dit qu'il était & aussi droit en lui-même que pur dans ses sermons”. » Quant à l’éloquence , qui d’ailleurs ne se transfuse pas avec le sang, 1l faudrait savoir, encore qu'elle fût admirée des habitants de Bourges, si elle était de bon aloi. Il est permis
1. Les éloges académiques de Mme de Pringy, parmi lesquels celui de Bourdaloue, étaient d’un genre aussi faux que possible,