‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 118 sur 367 · LA FORMATION RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

LA FORMATION RELIGIEUSE

Il est inutile de raconter à nouveau le double départ de Louis Bourdaloue pour le noviciat de la rue du Potde-fer, le premier, furtif, suivi d’un prompt retour à Bourges, le second, en compagnie de son père,vaincu par l'évidence de l'appel d’en haut et lassé de refuser à Dieu cet aîné, son fils unique !, sur lequel il avait compté pour assurer son nom. Îl était mal inspiré quand il essayait, à ce dessein, de le conserver dans le monde, car a-t-on dit ? fort bien, à propos des premières résistances tentées par le père pour obtenir de son fils qu'il ne laissät point disparaitre le nom des Bourdaloue :

Et qui saurait, sans lui, qu'ils avaient existé ?

Nous voudrions connaître le détail et non pas seulement le titre des classes que, après ses deux années de noviciat à Paris, — novembre (ou peut-être octobre) 1648 jusqu’au commencement de l’année scolaire 1650, Bourdaloue fut appelé à professer, avant d’avoir même occasion de donner ses premiers sermons. Même la sèche mention de ces dates et du titre précis de ses occupations, la seule chose qui nous reste de ce cursus vitae, est bonne à rappeler, ne füt-ce que pour détruire certaines légendes.

Comme Île portrait « pris sur le visage du mort » inspira la multitude des développements d'historiens de la ltérature qui nous montrent Bourdaloue prêchant les veux demi-clos *, ainsi la connaissance très vague qu’on avait des occupations professorales auxquelles il fut appliqué, certaines expressions du P. Bretonneau, et surtout la rigueur de raisonnement qui domine dans ses sermons, et à laquelle 1! fallait trouver, fût-ce à priori, une raison, ont fait dire par exemple à Nisard :

l. Robert Bourdaloue, né après Louis et sa sœur, Je 10 juillet 1637, mourut en bas-àce.

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