‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 125 sur 367 · LE PRÉCEPTORAT · texte numérisé non relu

LE PRÉCEPTORAT

Louvois. Né en 1641, celui-ci avait quatorze ans à l’arrivée à Paris de Bourdaloue!. Il faudrait donc attribuer à quelqu'une des années d’études de Bourdaloue à Paris la charge de mentor et de répétiteur exercée sur le Jeune Louvois, comme ïl eut pareillement à s'occuper de Chrétien-François de Lamoignon. Pour celui-ci nous avons, sans date fixe pourtant, le témoignage des historiens. Ainsi M. Louis Vian, dans son livre les Lamoignon, nous dit de Chrétien-François de Lamoignon :

Le temps de faire ses humanités étant venu, on le mit au collège de Clermont, dirigé par les Jésuites, où le P. Rapin lui fit faire sa

rhétorique et où le P. Bourdaloue lui donna des répétitions de philosophie 2.

L'ancien élève a pris soin d’ailleurs de consigner ses impressions d’alors dans la belle Lettre de M" à une personne de ses proches parue peu de temps après la mort de Bourdaloue et publiée en 1707 dans le quatrième volume de l’édition Bretonneau.

A peine, dit-il, estois-je en état de connoistre les hommes que je connus le Père Bourdaloüe... L’estime que j'avois pour sa personne, augmenta par le commerce que j'avois avec le monde.

Le jeune Chrétien-François, né en 1644 et trois ans plus jeune que Louvois, ne fut peut-être confié aux soins de Bourdaloue, qu'après que le futur ministre eut achevé lui-même ses études. Bien que privés de tout document positif sur celui-ci, nous sommes forcés en quelque façon de placer en ce moment les rapports de maître à élève que Bourdaloue est dit avoir eus avec lui. Nous retrouverons Louvois * aux sermons de Bourdaloue, mais il n’y a point heu de s'étonner du peu d'influence que pouvait avoir celle sorte de préceplorat très improprement dit

1. V. p. 285, à la note h, l'extrait de Madame de Pringy sur Louvois, mais il est tellement vague qu'on n'en peut rien guère tirer.

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