‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 126 sur 367 · LE PRÉCEPTORAT · texte numérisé non relu

LE PRÉCEPTORAT

de la part de jeunes religieux, étudiants eux-mêmes en théologie, auxquels étaient commis, pour être aidés dans leurs études de rhétorique ou de philosophie , et sans préjudice des classes à suivre, les fils de famille qui fréquentaient le collège de Clermont.

Malgré l'absence de pièce authentique qui nous condamne à la conjecture, nous ne croyons pas que M. abbé Pauthe ait bien rencontré, lorsque sans éprouver le moindre embarras, après nous avoir parlé des succès de Bourdaloue professeur de théologie morale (Rouen, 1663-1664) en homme qui aurait suivi ses cours ou connu des documents spéciaux sur sa manière de les préparer !, il ajoute

Sa compétence en matière d'enseignement le désigna à ses supérieurs vers Celle époque pour une œuvre délicate et difficile et qui devait être le couronnement de ses succès pédagogiques : il fut chargé de éducation de Louvois. N’acceptant qu'avec crainte une pareille mission, Bourdaloue se consacra tout entier aux devoirs qu'elle lui imposait..… ?

L'auteur, nous dit en effet comment le précepteur s’y prit ou dut s’y prendre, proposant à son élève l’exemple paternel. Ne lui demandons pas de qui par hasard il a reçu ces précieuses confidences * ; lPâge de Louvois, « vers cette époque », 1663, — il avait vingt-deux ans, — nous avertit assez que nous sommes ici en pleine fantaisie.

Ce qu’on tolère dans un panégyrique, est insuffisant dans

1. Pauthe, p. 30. Bourdaloue ne paraissait jamais devant ses élèves sans avoir étudié à fond les questions qu’il devait traiter, il s'entendait admirablement à expiiquer, coordonner et grouper les principes et les opinions des maitres, etc... — Je ne puis m'empêcher de me demander à quoi mênent pour la connaissance de Bourdaloue, ces «développements imaginés à plaisir. »

2 Pauthe, Ibid.

3. Ibid. « Il entoura le fils de Michel Le Tellier de ses soins et de ses sollicitudes et s'appliqua à doter son intelligence de toutes les connaissances et son cœur de toutes les vertus. Il mettait sans cesse sous ses yeux les exemples paternels, les lui faisant estimer comme le plus précieux héritage. L'enfant s’éprit d’admiration pour les qualités et les gestes de l’auteur de ses jours...» — On me dispensera de continuer la citation; il n'y a aucune raison de cesser, ni de poursuivre.

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