LA ( RHÉTORIQUE } DE BOURDALOUE
La copieuse et intéressante notice qui occupe les trente-neuf premières pages, aurait besoin, aussi bien que les appendices qui la complètent ou la rectifient, d’un remaniement plus rigoureux !.
Mais surtout l’authenticité de ce cahier d'élève où serait censé avoir été recueilli un cours professé par Bourdaloue, paraît plus suspecte encore que ces anecdotes mêmes. Le Utre en lettres d’or: Ludovicus Bourdaloue, inscrit sur le volume richement relié?, n’est peut-être pas une garantie suffisante. J’ai entendu aussi un amateur qui avait eu la curiosité de confronter la traduction française avec le manuscrit d'Alençon, émettre des doutes sur la fidélité du traducteur. Le développement final que celui-ci retrouve, dit-il « presque mot pour mot dans les sermons pour les n dimanches de l'Avent * » serait, Si Jen crois mon rapporteur, plus difficile à
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el ti
découvrir dans le texte latin qu’on aurait ainsi légèrement paraphrasé. Je me contente de soumettre ces doutes, n'ayant pas sous les yeux le texte latin, que l'éditeur eût bien dû cependant publier en regard, au moins dans les passages qui lui semblaient si décisifs *.
Quant aux ressemblances qu’on veut voir entre cette
par M. Aug. Profillet, professeur agrégé de l'Université. Paris, Eugène Belin, 1864, in-l?, pp. 170.
1. Par exemple, sur la parole qu'on prète à Bossuet au sortir de l'oraison funèbre de Condé prêchée par Bourdaloue (p. 16), sur la date ‘de naissance de l'orateur (note 1, p.152, etc.). Cf. plus bas, p. 269, sur le sermon de Bourges.
2, Le manuscrit de la bibliothèque d'Alençon est ainsi décrit, au tome 11 des Calalogues des AManuscrils des Bibliothèques publiques de France (Départements), in-8, t. 11. Paris, Plan, p. 506: « 38. Cahier de Rhétorique Tractatus rheloricue. Incomplet de la fin. Sur les plats de la reliure : Ludovicus Bourdaloue. XVII‘ siècle. Papier. 64 feuillets 172 sur 120 mill. Rel veau fauve. »