ATTAQUES CONTRE LE JANSÉNISME
passage est à lire, et lon éprouve à le couper l'embarras que signalait déjà Feugère à faire de Bourdaloue des citations courtes !. Après un joli tableau des chrétiens réformateurs du genre humain, qui ne songent pas à s’amender eux-mêmes, et qui déchirent, sous couleur de zèle « des gens qui ne plaisent pas, »
Voilà, poursuit-il, où la severité devroit estre appliquée : à se comporter avec plus de menagement, avec plus de condescendance, avec plus de retenue & de douceur; à étouffer des saillies trop impetueuses, à supprimer des discours trop de fois rebattus & trop injurieux, etc... Marcher dans la voye étroite de l'Evangile, c’est reformer son cœur & renoncer à ses passions. Je ne dis pas aux passions & aux affections humaines, prises en elles-mesmes, mais Je dis à nos passions propres. Car toutes sortes de passions ne sont pas les nôtres, & il n’y a que les nôtres qui nous donnent lieu de pratiquer la severité chrestienne 2...
Sans doute, parcé que le troisième dimanche après la Pentecôte de lan 1668, était précisément le 10 Juin, c’est une conjecture téméraire et bien fragile, de le rapprocher de ce secrmon du 16, prêché d’ailleurs en dehors de la série. [| y aurait même une raison pour que le prédicateur chargé du discours d’apparat destiné à ouvrir les fêtes Solennelles célébrant à la Visitation la canonisation du nouveau saint, n'ait pas donné, cinq jours auparavant, la dominicale en son église. Au lieu des mots @il y a quelque temps », nous lirions d’ailleurs peut-être en ce cas: «je vous disais dimanche dernier. » Mais ce n’est point sur un détail aussi peu solide que je me fonde pour chercher de préférence dans les dominicales les sermons qui précèdent l’époque de Paris. Pour celui-ci, et quant à l’allusion au sermon prononcé peu de temps avant ce panégyrique, peu importe Pendroit où il faudrait cueillir celte allusion, si l'identification, sur ces minces données,