‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 146 sur 367 · L'ÉPOQUE DES (DOMINICALES · texte numérisé non relu

L'ÉPOQUE DES (DOMINICALES

de 1670 à sa mort, dans quelques villes dont le nom restait inconnu. Aussi avais-je longtemps cherché ces « quatre années » parmi celles où la Liste des Prédicateurs laisse dans l’ombre le nom de Bourdaloue. Mais peut-être faudrait-il au contraire nous demander si nous ne venons pas, en suivant Bourdaloue, à Eu, Amiens, Rennes et Rouen, de rencontrer précisément les & quatre années » de dominicales en province. Cela semble bien être le sens voulu par Bretonneau. Dans sa notice sur Bourdaloue, en tête de l’Avent, il parle absolument de son séjour à Paris comme d’un ministère continu, quand il écrit :

Il a presché durant trente-quatre ans soit à la Cour ou dans Paris ; & pendant ces trente-quatre années, il a eu l’avantage assez peu commun d’estre toûjours également gousté des Grands, des sçavants & du peuple.

Au reste 1] semblerait bien un peu étrange que toute trace de cet itinéraire, dans l'hypothèse opposée, ait été absolument perdue. Mgr Blampignon, dressant la Liste des Prédications de Bourdaloue ajoute à la mention du carême de 1686 à Montpellier, cette note, dont l’origine n’est point indiquée

Outre les carêmes de Rouen et de Montpellier il prêcha deux autres stations en province 1.

Ne faut-il pas révoquer en doute lexistence de ces deux stations inconnues? La vague qui les entoure autorise à leur opposer une coïncidence assez frappante entre l’expression de Bretonneau «les quatre années » et le laps de temps dont 1l avait dit dans sa notice :

Le Père Bourdalouë continua quelques années à prescher en Province.

En effet, sorti de sa retraite de Nancy pour arriver à Eu à la fin de l’année 1665, et ne quitter la ville de Rouen qu'après l’année scolaire 1668-1669, Bourdaloue achève,

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