SECOND SÉJOUR A ROUEN
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l’y appelaient, déterminés à ce choix par « les fruits extraordinaires qu'il fit dans quelques provinces par ses prédications ».
Rouen, 1668-1669.
Le souvenir de son année passée à Rouen, où il est du reste qualifié seulement «confesseur à l’église du collège », semble se réduire à la mention de son départ. Dans un registre de dépenses, relié en parchemin, sur lequel le procureur du collège inserivait au jour le Jour les sommes sorties de sa caisse, on lit, après « le Viatique de M" (Maitre) de la ruë ! allant à Caen, 19 livres », le « viatique du p. bourdalouë allant à St Louis 20 livres », le tout à la date d'octobre 1669 ?.
Ce n’est nullement à ce séjour, comme semble le croire Feugère, que se rapporté l’anecdote si souvent citée que raconta le P. d’'Harrouis, mais, ainsi que nous le verrons, au carême de 1637, ce dont le même registre de dépenses fournit une preuve irrécusable.
Bourdaloue, écrivait Feugère, séjourna encore dans d’autres villes, dans celle d'Amiens notamment et à Bourges, sa ville natale. Partout son succès fut égal. On pouvait sans crainte l'appeler à Paris 3,
Le nom de la ville de Bourges n’est-1l point prononcé à tort ?
1. On nommait « maitre » le scolastique avant le sacerdoce. Il s’agit ici du futur orateur qui ambitionna la gloire de succéder à Bourdaloue. C'était cette année même que venaient d'être publiées les poésies latines rééditées sous le titre d’{dyllun : Caroli de la Rue e societale Jesu, Rothomagi lypis Maurrianis, in officina Richardi Lallemant prope Collegium. Cette plaquette de 86 pp. pet in-1?, a été décrite, à cause des pièces de Corneille parallèles, dans l'étition des Grands Ecrivains, t. x, p. 192 Cf. Sommervogel, Bibl. de la Compagnie de Jésus, vu, col. 291, n. 10 (à rectifier pour le nom de l'imprimeur).
2. Archives départementalés de Seine-Inférieure, D. 53, registre in-folio.