‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 163 sur 367 · I. Les sermons de l’avent à la Maison professe · texte numérisé non relu

I. Les sermons de l’avent à la Maison professe

D’après le registre des dépenses du collège Saint-Louis, de Rouen, nous avons vu que les 20 livres remises à Bourdaloue comme viatique à son départ de Normandie pour la capitale, sont inscrites au mois d'octobre !. Cest donc à cette date qu'il venait s'installer à Paris, à la Maison professe de Saint-Louis.

Par suite nous pouvons transformer en affirmation une hypothèse émise par le P. Chérot, sur une prétendue

{..Wplus-haut, p.267.

lettre à Santeul, datée du 10 septembre 1669, et écrite de Basville. Mgr Blampignon avait signalé cette lettre dont l’autographe, faisant partie de la collection Reichel, doit se trouver à Pétersbourg. Le catalogue Reichel porte la date du ro septembre (et non du 1°) comme a dit Mgr Blampignon et, à sa suite, le P. Chérott. Celui-ci m'a depuis signalé lerrear, et rétablissant la date du 10 septembre, conjecturé qu'il s’agit vraisemblablement de la lettre du 10 septembre 1696 *?, écrite précisément de Basville, et répondant au signalement de « lettre charmante » donné par Mgr Blampignon. Rien n’est en effet plus vraisemblable qu’une erreur originelle ayant transposé les chiffres du millésime et fait lire 1669, pour 1666. La première date étant désormais prouvée impossible, concluons à coup sûr que la supposition doit être admise. D'ailleurs, il faut bien se dire qu’arrivé en octobre pour débuter à Paris par une octave des morts et l’avent à l’église de la Maison professe, rue Saint- Antoine, Bourdaloue n’eut apparemment guère le loisir cette année-là de prendre des vacances à Basville; nous l’y retrouverons du reste dans la suite.

Au moment où le nouveau prédicateur de la Maison professe débutait dans son église, la cour entendait «à Saint-Germain en Laye », nous dit la Gasette, «la Predicaluon que l'Abbé Bossuël, nommé à l'Evesché de Condom fit avec son succès ordinaire ?, » «Ce fut, écrit son véritable éditeur, la dernière station fournie par Bossuet avant son sacre *.» On pourrait presque dire la dernière de sa vie. Mais ce n’était point, selon la parole timidement rappelée par Maury, parce qu'effrayé de la réputation de Bourdaloue,

l, Bourdaloue, sa correspondance, etc., p. 222. 2. P. 153 et 231 de la Correspondance.

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. Gazelte du 9 novembre 1669, p. 1075, n° 132,

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