Walckenaer, p
L'éloge et les vers sont pour elle Ce que maints sermons sont pour moi Î.
La lettre à Rapin serait du temps où l’Iris de La Fontaine commençait à s’essayer de « contrepeser ? », comme dit Bourdaloue en sa vieille langue, l'influence de la « gloire des bonnes mœurs » par celle de l'humilité ou des vues surnaturelles puisées aux sermons de Bourdaloue.
Nous avons du moins plus que des suppositions pour reconstituer en partie l'auditoire qui se pressa tout d'abord autour du nouveau venu. Le document cité par le P. Lauras indique, outre le prince de Condé, le duc d'Enghien, puis, plus vaguement, des pairs de France, des généraux illustres, des dames et des seigneurs de la plus haute noblesse, « le sérénissime roi de Pologne. » Celui-ci ne put être un auditeur des premiers jours. Casimir en effet, qui avait renoncé au trône l’année précédente, venait d’arriver en France. Reçu solennellement à Metz le 1° octobre par une harangue du nouvel évêque, Mgr d’Aubusson de la Feuillade $, il entrait à Paris le 17 novembre en « l’hotel abbatial de Saint Germain des Pres » que Louis XIV lui avait donné 4.
l. La Fontaine, éd. Hachette, t. 1, notice, DECO 2. V. Sermons inédits, p. 302, note 1.
3. Gatelle, n. 119, p. 994 de Metz le ? octobre : « Hier le Roy Casimir de Pologne... N. du 12 oct. Le n. 124 (Extraordinaire du 95, PEMIONT cite au long la harangue, « Sire, l'Eglise revere les rois-. , P. 1019. — J'ai donné ailleurs (Panegyrique de saint François de Sales, DES ne 3 sept. 1669 comme date d'entrée à Metz de l’ancien archevêque d'Embrun. Richard et Giraud, Bibliothèque sacrée, t. XXVII, p. 443. Le P. Jean, Evéques et Archevéques de France depuis 1682... dit, p. 339, que, nommé le 23 mars 1668, il reçut ses bulles le 13 juin. La Gazeite confirme explicitement la date de l'entrée solennelle, n. 108, 14 sept. 1669, p. 101.
« Le 3 de ce mois, l'archevêque d'Ambrun, évesque de cette ville, y fit son entrée publique. »
4. Gazetle, p. 1124, 93 nov. n. 138. Le nouvel abbé ne devait jouir que peu de temps de ce riche bénéfice. Il mourut le 16 décembre 1672. Il avait aussi l'abbaye de Vaux-en-Cernay, dans laquelle il succéda en 1668 à Henri de Bourbon de Verneuil, fils naturel de Henri IV. (Lebeuf, Histoire deParis,.nt, p. 493)7 Le roi lui avait encore donné l'abbaye de Saint-