LE ROI DE POLOGNE
Après être allé à Saint-Denis, « voir incognito la Ceremonie des obseques de la Reyne d'Angleterre ! », le 20, il se rendit dès le lendemain au noviciat des Jésuites du faubourg Saint-Germain, pour célébrer la fête de la Présentation, dans l’église de ses anciens confrères *. Ce n’était point là qu'avait été envoyé Bourdaloue, comme nous l’avons vu par sa destination, «partant pour Saint-Louis» ,inscritesur lelivre du procureur de Rouen. Touteïois, peut-être même avant la fin de cette station et sans même s'installer à la Maison professe, il fut fixé, au quartier Saint-Germain, dans la maison du noviciat. Le P. Lauras dit que ce fut sur sa demande ?. Qu'en sait-on ? Nous ne connaissons la résidence assignée à Bourdaloue que par les anciens catalogues. Ceux-ci nous apprennent seulement qu'il demeura trois ans au noviciat avec le titré de prédicateur de cette église dédiée à saint François-Xavier. |
Que notre orateur séjournât déjà, au 21 novembre 1669,
Martin de Nevers, ét c'est dans cette ville qu'il mourut, et non à Saint- Germain, comme le dit le P. Lauras. 1, p. 151, n. 2. (Cf. Gazette du 94 déc. 1672, n. 151, p. 1277).
1. Casimir V ou Jean III - Casimir, né en 1609 et fils de Sigismond III, après avoir pris du service en Autriche et être devenu généralissime des armées de Philippe IV en 1640, et en Espagne, entra en 1643 au noviciat de la Compagnie de Jésus à Rome. En 1647, étant déjà dans les ordres sacrés, il fut créé cardinal par Innocent X. Ladislas VII, son aîné, étant mort sans héritier, il r-çut dispense du Saint-Siège pour monter sur le trône et même épouser Marie de Gonzague, veuve de son frère, la sœur de la Palatine immortalisée par Bossuet. Celui-ci a fait dans l'oraison funèbre, prononcée le 9 août 1685, le brillant tableau des infortunes de la Polugne, écrasée par les troupes de Charles-Gustave. Lebarq, t. vi, p. 205). V. A. Hamy, S. J. Galerie illustrée de la Compagnie de Jésus, t. n, p. 36, et portrait du roi de Pologne).
2, Jean Casimir, entré à Paris le 17, arrivait trop tard pour entendre Bossuet donner à Chaillot, le 16, l'oraison funèbre de la reine d’Angleterre, morte dans ce monastère de la Visitation, le 10 sept. précedent. Gazelte du 14 sept., n. 108, p. 903, et n. 132, p. 1123. V. aussi l Exlraordinaire ou n. 139, p. 1125. C’est une question intéressante mais Ins0oluble de savoir si Bourdaloue put entendre Bossuet ce jour-là, Pour les sermons de Saint-Germain, la négative est plutôt à adopter, n'eussent-ils point coïncidé avec ses propres sermons.
Sa NTAS AUD:
au novicial, rue du Pot-de-Fer-Saint-Sulpice, ou soit demeuré rue Saint-Antoine jusqu’à la fin de sa station d’avent, il n’y a rien à tirer de ce fait pour un sermon possible le jour de la fête de la Présentation. Son ütre de prédicateur ordinaire de la maison de noviciat ne devait point le faire priver du loisir nécessaire pour soutenir ses brillants débuts. Bourdaloue, s'il assista, le 21 novembre, à la réception de l’hôte royal, entendit le Panéqgyrique de saint François-Xavier prêché devant ce prince par le P. Fontaine !. Ce dernier renseignement doit faire remettre à une autre année l'éloge de ce saint, prêché par notre orateur devant l’évêque d'Amiens «€ Messire François Faure » nous dit une note de Bretonneau. Ce prélat venait de prononcer à Saint-Denis, le 20 novembre l’oraison funèbre de Henriette de France. Mais jusqu’en 1686 (car il meurt à Paris le 11 mai 1687), y à un champ bien vaste offert aux hypothèses sur la date de ce panégyrique ?.
Il est fâcheux que la Gasette, si soigneuse d’enregistrer les faits et gestes religieux du roi de Pologne ne nous fournisse point une date d’un sermon entendu à Saint-Louis durant ce premier avent de Bourdaloue *, On