‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 177 sur 367 · L'INCIDENT DU LUNDI DE PAQUES · texte numérisé non relu

L'INCIDENT DU LUNDI DE PAQUES

munes à tous les sermons annoncés. Un fait plus signihicatif est la présence des princes, signalée au lundi de Pâques. La Gasette n’enregistre d'ordinaire qu'aux « bonnes fêtes » les « dévotions » du roi et celles des Princes du sang, leur assistance aux offices de la semaine sainte, la communion pascale et les cérémonies suivies le Jour de la fête de la Résurrection. Cette dérogation à la règle est ici d'autant plus à remarquer qué peut-être est-ce là le seul sermon de Bourdaloue entendu par la première duchesse d'Orléans. Elle allait parür bientôt avec la cour pour ce voyage de Flandres, à la faveur duquel elle alla négocier à Douvres avec son frère le traité qui liait le roi d'Angleterre et servait la politique de Louis XIV; c’est peu de temps après son départ dé Douvres, 13 juin 1670, que devait éclater « la foudroyante nouvelle » immortalisée par Bossuet.

A ce même sermon qui clôtura le carême et les fêtes de Päques, se rapporte un témoignage de Gui Pan, trop peu remarqué !, et d’ailleurs obscur. L’allusion nous échappe totalement :

On parle fort ici, écrit-1l, à Falconet encore, le 11 avril 1670, d'un sermon que le père Bourdaloue a fait ces dernières fêtes

touchant'un curé d'Angleterre, et un certain adultère à qui on

donna absolution ?

Qu'est-ce que ce curé d'Angleterre ? Est-ce aussi en ce pays qu'il faut chercher l’absolution complaisante d’un adultèré publiquement déclaré? Y voyait-on des applications en France et en haut lieu ? C’est peu probable. Gui Patin est indulgent pour le roi ef on Pétait commu nément pour la liaison non encore tapageuse avec M”° de Montespan. Quand l’adulière, datant de la fin de Pannée

1. Bourdaloue, Bibliographie crilique, p. 15. Revue des Etudes historiques, nov.-déc. 1900, p. 441.

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