‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 178 sur 367 · SAMEU NOR 20 PM OU · texte numérisé non relu

SAMEU NOR 20 PM OU

1667 ! avait commencé d’être connu, le roi avait continué de prendre les plus minutieuses précautions. M. de Montespan, écarté, M. d’Albret, complaisant, permettaient d'éviter les éclats : la première fille née de ce nouveau désordre royal en mars 1669, et morte trois ans après, ignorée des généalogies officielles, était élevée « à l’abri de toutes les indiscrétions » dans la maison de la rue de Vaugirard, à l'extrémité du faubourg Saint-Germain, par M°° de Maintenon ?. Là aussi était le duc du Maine, né le 31 mars 1670, lendemain du dimanche des Rameaux, et là sera porté aussi le 20 juin 1672, le comte de Vexin.

Jusqu'à la scandaleuse déclaration du 20 décembre 1073 qui légiimera les enfants du doubie adultère, il n’est guère probable qu’on ait pu songer à des applications atteignant le roi. Mieux vaut renoncer à deviner l'énigme de la lettre de Gui Patuün. Les « dévotions » du roi signalées à la Gazelte pour le samedi-saint 5 avril, avec l’absolution qu’elles supposent, ne durent étonner personne ; nous ne rencontrerons que plus tard les incidents des refus d’absolution à M°*° de Montespan, que Louis XIV, Bossuet étant consulté, aura le bon sens de ne point trouver étranges.

Mais Gui Patin n’est pas seul à parler de cette affaire qui parait avoir eu un grand retentissement et faillit briser dès le début la carrière oratoire — mot bien impropre, appliqué à un tel apôtre — de Bourdaloue. Voici ce qu’on lit dans une Gasette de Hollande, fort hostile aux Jésuites et sujette à caution, mais dont le témoignage faisant écho

1. C'est en juillet 1667 que Pierre Clément place la liaison adultère. V. l'étude attentive que M. A. de Boislisle, à propos de Mme de Maintenon, a faite de ces détails complexes, brouillés par La Beaumelle, Voltaire,

etc. Revue des Questions historiques, juillet 1894, PP. 94-110, le Veuvage de Françoise d'Aubigné.

2. Elle était encore à cette époque Mme Scarron veuve. M. de Boislisle explique fort bien son rôle dans cette éducation clandestine, pp. 77-19.

Cf. sur la maison habitée par les enfants de Mme de Montespan, p. 80, note 4,

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