Pauthe, p
4. Littré, éd. 1886, €. 1v, p. 2350, col. 1. — La plus nouvelle Académie universelle des Jeux, Amsterdam,. 1728, t. 11, p. 374.
Jeux de paume, pour les joueurs qui connaissaient bien la salle et le terrain, d’où l'expression figurée, par manière de proverbe « être dans son tripot» que le Dictionnaire de l’Académie, édition de 1694, définit: « On dit qu'un homme est dans son tripot pour dire qu’il a de l'avantage pour la chose dont il s’agit !. » On voit donc que M°° de Sévigné ne manquait en rien à la révérence du langage quand elle exprimail ainsi l’idée que Bourdaloue était « moins dépaysé » qu’elle ne l’eût d’abord redouté sur ce nouveau théâtre de la cour.
3 décembre. mercredi. : Le 3 Feste de Saint François Xavier, la Reyne entendit la Messe de l'Eglise du Noviciat des lésuites : & l’apresdinée alla en celle de Saint Loüis de la ruë Saint Antoine, où le Coadjuteur de l’Archévesque d’Arles 2, prononca l'Eloge de ce Saint avec grande satisfaction de Sa Majesté 8,
Cette citation élimine le panégyrique que n’a pas dû donner, on le conçoit, Bourdaloue entre les deux dimanches de l’avent ; elle signale un sermon entendu ou non par
; 9 P lui, mais surtout elle montre dans la Gaseite l'emploi Courant des formules laudatives.
7 décembre, second dimanche. — Aucun sermon
[. Il suffit, pour se rassurer, de comparer l'emploi de cette acception aux autres endroits où on la rencontre dans la langue du temps. Lexique de Me de Sévigné, t, XIV, p. 476, renvoyant aux passages parallèles ci-dessous. — .. « Vous avez, Dieu merci, perdu votre procès dans votre propre tripot. (..à votre propre tribunal)...» lettre à Guitaut, 12 fév. 1683, VII, p. 217. Ah! grand héros ! (Turenne), faut-il que l'on vous sacrifie ? Ce n’est pas d'aujourd'hui qu'on offense les héros quand ils ne sont pas dans leur tripot. (. à leur place, à la tête des armées)... »à Mme de Grignan, 4 sept. 1675, 117, p. 117 La phrase de Saint-Simon, citée par Littré, est aussi fort nette : « Noailles avait l'air Consterné... lui ordinairement si libre et si maitre du tripot.» Les expressions : battre un homme dans son tripot, tirer un homme de son tripot, c'est-à-dire de son fort, Se rattachent à ce sens, qui est celui du xvrr siècle. La signification dérivée, par exten- Sion et dans une idée de dénigrement, n'est venue que plus tard, maison de jeu, par exemple, dans Lesage, puis maison mal famée. Tant il est vrai qu'il faut remettre les écrivains dans leur cadre.
2. C'est Jean-Baptiste-Adhémar de Monteil de Grignan, neveu et coadjuteur de François V. plus haut, p. 304, note 3.