UN SERMON SUR L'AMBITION
terrible ton » qui donne son sens précis au mot de M"° de Sévigné en 1079: «Le Père Bourdaloue tonne à Saint-Jacques de la Boucherie t ».
14 décembre. Troisième dimanche. — Gagette du 20 décembre. Le 14 te ce mois, la lieyne fit ses Dévotions en l'Eglise des Feünllans, où l’on célebroit la Feste de la Translation de Sainte Marguerite, & de l'Institution de la Confrairie fondée par Sa Majesté, laquelle ÿ envoya sa Musique : Monsieur y ayant aussi, oûv Messe,
L'apresdinée, cette Princesse entendit en la Chapelle du Palais des Thüilleries, la Prédication que le P. Bourdaloüe, lésüite, fit avec lapplaudissement accoûtumé de son Auditoire : où estoit, aussy, Son Altesse Royale, avec Mademoiselle, la Princesse de Condé, la Duchesse de Longueville, & grand nombre d’autres Seigneurs, & Dames. (N° 168, p. 1216.)
Voilà, en l’absence du roi qui manque ce sermon, une composition d’auditoire à signaler. Ajoutons-y encore M" de Sévigné, d’après le témoignage de M'° de Montpensier ?.
Quant au sujet, il est étrange que Feugère * se soit à ce point trompé. Il attribue à ce troisième dimanche le sermon sur la Sévérité de la Penitence, qu'il place ainsi au 14 décembre.
J lui eût suffi à lui, — et à plusieurs autres, — d'ouvrir la Gasette de Robinet. Ils y auraient appris à la fois et le sujet du sermon et le succès croissant de l’orateur ; ces compliments bien qu'amenés en partie par les rimes, ne semblent pas aussi banals en effet que ceux de la Gasette
de France.
Passant du Théâtre à la chaire, Il m'est impossible de taire Que j'ouis, Dimanche, un sermon Que fit, contre l’Ambition Ce grand jésuite, Bourdaloue.
Et qu'ici franchement J'avoue