‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 189 sur 367 · UN SERMON SUR L'AMBITION · texte numérisé non relu

UN SERMON SUR L'AMBITION

et des charges auxquels elle les fait aspirer. L'un et l’autre ont pu mériter cette célébrité qu'accuse la lettre de Faydit. Il faut avouer pourtant que le développement tel qu’il est donné au Carême! — outre qu'il se rencontre dans le manuscrit Phelipeaux —, paraît mieux répondre à l’idéal que se faisaient sans doute lés admirateurs du temps. Un passage sur la vocation contrainte des cadets destinés à l’église a été repris dans un sermon sur les Devoirs des parents*. Ce serait le signe d’une prédilecuon de l’orateur pour ce morceau. Le sermon du Carême porte seul en tête le mot Sire. La tentation dut venir au prédicateur de le répéter à lun des carêmes qui suivirent ce premier avent, d'autant plus que le roi ne lavait pas entendu le 1/, décembre 1670.

Une précieuse conclusion à tirer encore de la connaissance exacte de la date de ce sermon sur l'A mbition, est d'infirmer, par un nouveau fait tangible et sûr, la théorie émise déjà par plusieurs historiens, que Bretonneau avait apparemment dans ses Avents voulu conserver in globo le premier et le dernier avent donné à la cour. Grâce à quelques traits vite généralisés, on les voyait portés à reconnaître, dans le premier, l’avent de 1670, dans l’autre, celui de 1697. Nous touchons au doigt une première preuve que si ces Avents représentent quelqu'un de ceux prêchés à la cour, ce n’est point en tout cas celui de 1670. Un second exemple, au 21 décembre de cette même année, nous permettra de reprendre et de forufier cette déduction, désormais acquise à l’histoire Ÿ.

21 décembre, 4’ dimanche. — Gazelle du 27: ... Ce

jour-là 21, Feste de S. Thomas, la Reyne fit rendre les Pains Bénits en l'Eglise qui porte son Nom #, avec un éclat digne de la piété de

TADe AS V. plus haut, p. 9,6.

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