CORRE
cette grande Princesse : & l'apresdinée Leurs Majestez, entendirent, en la Chapelle des Tuilleries la belle Prédication du Père Bourdaloue, où se trouva, aussi, Monsieur 1...
Deux solutions placent, à ce quatrième dimanche de l’avent de 1670, l’une, le sermon sur la Sévérité de la Pénitence (opinion Feugère, avec l'erreur sur ledimanche ?), l’autre, celui de la Sévérité évangélique où, après Sainte- Beuve, on a voulu reconnaitre les trois points de Tréville. L'hypothèse de Feugère, rectifiée, est vraisemblable. Sans examiner si les trois points sur Tréville sont bien le discours sur la Seévérité évangélique, tel qu'il est au troisième dimanche du second Avent de l'édition, rappelons pourquoi Feugère voit dans le sermon sur la Sévérité de la Pénitence celui dont parle Arnauld à plusieurs endroits de ses œuvres : |
.. Feue M" la princesse de Conti, écrit Arnauld, ... étoit un jour au sermon d’un des Pères de la Compagnie qui a les plus grands talents pour la prédication. Il prêchoit de la pénitence et dans le premier point, il parla avec beaucoup de force contre ceux qui entretenoient les pécheurs dans leurs habitudes criminelles par leur conduite relâchée, Mais dans le second, il n'eut pas moins de soin d’avertir les auditeurs de se garder de ceux qui conduisent les âmes avec des sévérités excessives. Cette princesse dont toute la Cour a connu la justesse d'esprit et la droiture de coeur, témoigna, par sa contenance, en être blessée. Ce que ce Père ayant remarqué (il n'avait donc point les yeux fermes) et n’étant pas bien aise d’être mal dans son esprit, il la vint voir pour justifier ce qu'il avoit dit, Mais elle lui parla d’une manière admirable. Elle lui avoua que cette dernière partie de son sermon l’avoit fort scandalisée ; qu’elle avoit peine à souffrir qu'on parlât dans des discours publics contre les directeurs sévères ; que cela donnoit occasion au peuple de fuir la conduite de tous ceux qui tâchent de faire marcher les âmes par la voie étroite de l'Evangile, ete., ete.
et le panégyrique de saint Thomas de Cantorbéry, peu de jours après
celui de saint Thomas, apôtre, que la reine entendit, 21 déc. Les deux
saints étaient les patrons de l'église, V. Lebarq, Histoire critique, p. 211.
Œuvres oraloires de Bossuel, © 1v,-p.514,%. V;, p. 428vet te vI1, p.A0» l. Gazette, 27 décembre, No IPSDEIR AU