‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 191 sur 367 · L INCIDENT DE LA PRINCESSÉ DE CONTI · texte numérisé non relu

L INCIDENT DE LA PRINCESSÉ DE CONTI

Bref, en cette apologie du parti, la princesse, suivant un mot qui dut faire fortune, se chargea de « laver la tête » à Bourdaloue !.

Je ne vois aucune raison pour donner à ces citations le € démenti formel » que voudrait opposer le P. Lauras ?. Objecter les difficultés d’étiquette qui cussent interdit

devant le roi des dénégations, c’est préjuger, — ce que ne disent point les textes, — que le sermon fut prêché

aux Tuileries et que là l’entendit la princesse. C’est aussi forcer le sens du document, qui parie seulement d’une contenance indiquant le mécontentement, n’exigeant guère de grands gestes. À cette objection Feugère avait déjà répondu que ces libertés étaient dans les mœurs d'alors et qu’en 1670 Louis XIV n'était ni dévot, ni animé contre les jansénistes. D'ailleurs Sainte-Beuve a montré de reste le manque de savoir-vivre de « l'italienne de pure race », âpre et primilive, «qui n’était point une personne du monde français . »

Rien toutefois n’oblige à placer à la cour cet incident ; il peut tout aussi bien se rapporter au sermon entendu à Notre-Dame, le 13 mars 1671, vendredi de la quatrième

1. Arnauld, twin, -p:19?J’ai cité d’après le P. Lauras (t. 11. p. 422), qui signale de plus le passage du t. xxvr, p 176, qu'avait donné déjà Labouderis dans sa \oticr, pp 18 et suiv. Là, le nom propre est indiqué :

Jé sais aussi que le Père Bourdaloue fit un sermon.. où assistait feuce Mt la princesse de Conti. Il parla dans le premier poiat contre les relâch:ments de la pénitence d’une manière très forte, mais il représeuta dans le second qu'il fallait fuir les directeurs qui conduisoient les âmes dans des sévérités excessives...

Tabaraud aurait-il vu là du jésuilisme ? « Bourdaloue, écritil, présente dans la première partie de son sermon sur la péuiténce, toutes les maximes réputées jansénistes concernant les dispositions au sacrement, et dans la seconde il semble en détruire l'effet par les déclamations affectées contre les directeurs qui mettaient ces maxiuies en pratique, sous prétexte qu'ils les prenaient trop à la lettre, ce qui valut une juste remontrance de la part de la princesse de Conti. Œuvres d'Arnatutd, t XXIv (sic), p. 17.» lssai historique sur l'élal des Jésuiles en France, par M. Tabaraud, Paris, N. Pichard, 1833, in-8, p. 299.

DMIPAUTAS UE De 420:

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