LE P. OLIVA ET BOURDALOUE
rencontré au 2 février 1666, à propos des derniers vœux de Bourdaloue ‘, le nom du P. Oliva qui, cette même année, venait de remporter des succès semblables à ceux de Bourdaloue, durant la station prêchée à Rome devant le pape Clément IX. Voici la traduction de cette lettre : Rome, 24 février 1677.
Votre Révérence a daigné, avec ses particulières attentions à mon égard, distinguer au milieu des félicitations royales, les miennes, pour m'en remercier. C'était moins à votre excellente éloquence que s’adressaient ces éloges, qu’à la piété et à l'humilité qui, chez vous, comme je suis heureux d'en recevoir les témoignages, n'ont subi aucune atteinte au milieu des acclamations universelles de votre pays. Cette union de la plus sublime éloquence et de la vertu, dont je ne puis, hélas, donner le spectacle à Rome, Je suis heureux que Votre Révérence la réalise.
Qu'elle ait donc le bonheur de continuer à cultiver l’une et l’autre, se souvenant que l'admiration d’un grand roi et de toute sa cour est le fruit de la libéralité et de l'amour de Dieu.
Ces éloges, venus de toutes parts à l’orateur après son premier succès, témoignent que la formule soulignée à la fin de l'extrait des Lettres annuelles exprimail une vérité qui commençait à prendre corps. Peut-être faut-il voir dans cette expression comme le premier germe de ce ütre de rot des orateurs décerné à Bourdaloue, dont nous suivrons la genèse, N’est-il pas opportun aussi de constater dans le document de lhistorien de la Maison professe que Bourdaloue ne borna peut-être point son ministère de prédication aux dimanches du carême pour lesquels il était désigné dans la Liste, si toutefois l'expression une grande partie de l’année peut être interprétée comme indiquant d’autres sermons encore que ceux du carême ?
En tout cas, dans ce concert d’éloges, l'incident du lundi de Pâques 1670, menaçant de faire interdire Bourdaloue, s'il eut lieu jamais, paraît bien Join et n’a dû guère laisser de traces dans l'esprit du roi.