‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 2 sur 367 · Journal, t. 11, au 19 nov. 1705; p · texte numérisé non relu

Journal, t. 11, au 19 nov. 1705; p

Nil

Les premiers éditeurs ou bibliographes de Bourdaloue eussent bien dû se proposer un programme analogue à celui de Ledieu et mériter les éloges de l’abbé Tallemant. Car de Bourdaloue aussi l’on peut dire que « la prédication fut une très grande partie de sa vie. » Par malheur, il faut reconnaître que l’histoire critique et la chronologie de cette carrière oratoire si bien remplie, restent à faire, tant le P. Bretonneau, se proposant la tâche d’éditer les sermons de son confrère, s’est peu soucié de nous apprendre où et quand avaient été prêchés les discours qu'il hivrait au public. Il est bien tard pour essayer la reconstitution de la série chronologique des «actions oratoires » de ce prédicateur de profession. Comment, à deux #iècles de distance, retrouver ce que n’a pas songé à nous conserver le premier éditeur, ce que peut-être, l’eût-1l voulu, il n'aurait pu ressaisir, les dates de chacun des sermons donnés par Bourdaloue ? Celui-ci, comme on le verra, ne s’étant pas fait faute de répéter fréquemment les mêmes sermons, aurait rendu assez difficile la tâche de l’éditeur, si Bretonneau avait prétendu dater les œuvres oratoires qu'il publiait. Mais c'était le dernier de ses soucis. Il nous apprend même dans l’avertüissement du Carême de Giroust, un des orateurs Jésuites qu’il édita avant d'entreprendre la publication des œuvres de Bourdaloue, qu’il a eu sous les

yeux dans les Coriginaux écrits de la main » de Giroust

1. Hàtons-nous de rassurer ceux qui verraient dans cette phrase un oubli de la thèse magistrale d'Anatole Feugère. Je dirai plus loin en quoi mon dessein diffère du sien.

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