V. ma thèse latine De munere paslorali Bossuel, DANS
3. Lebarq citant une note de Ledieu, t. vi, p. 439. Lachat, t. xxXVIx, p- 311. Lettre du 8 janvier 1692.
4. De munere paslorali Bossuet, 13 août 1692, p. 77, 1? juin 1693, p. 81.
rait quelques bons avis, soit pour placer sous les yeux précisément de M*° de Maintenon un sermon qui traitait la question du quiétisme sur laquelle il était consulté. Sa correspondance nous en offre les preuves, tout à fait dans notre sujet :
J’ai fait quelques sermons pour Saint-Eustache que j'espère qu’ils seront utiles, écrivait-il de Bâville au duc de Charost, le 2 1 septembre 1672 : quand j'aurai l'honneur de vous voir, je vous en communi-
querai les desseins, et s'ils ont votre approbation, je m'en tiendrai seur 1.
Ailleurs et plus explicitement, il est question, dans une lettre à M°° de Maintenon, écrite le 10 juillet 1694, du sermon que l’orateur se promet de lui porter :
J'en ai fait, dit-1l en parlant du Moyen court, l'extrait que je pourrai quelque jour vous porter à Saint-Cyr, aussi bien que le sermon que je fis à Saint-Eustache sur cette matière ?.
Mais si les sermons de Bourdaloue ont été mis au net par le compagnon du prédicateur, c’est-à-dire par Île frère coadjuteur chargé de sortir avec lui dans ses différents ministères, et que sans doute on avait dû choisir capable de lui copier ses discours Ÿ, y a-t-1l espoir de retrouver jamais des sermons de Bourdaloue un exemplaire autographe ? Raison de plus pour ne point laisser passer à la légère les copies anciennes des sermons de Bourdaloue.
Un des plus excellents spécimens des sermons collectionnés par les grands personnages du xvnw siècle, c’est le manuscrit Montausier, exemplaire en trois volumes
. Chérot, Bourdaloue, sa Correspondance, p. 22.
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3. J'ai retrouvé, grâce aux soins du P. Van Meurs, S. J., et les noms et les spécimens d'écriture des trois frères qui eurent successivement à remplir la charge de socius de Bourdaloue. Tous trois ont une main excellente. Nous reverrons leurs noms dans la deuxième partie de ce travail, à la date où la chronologie les fera signaler. V. en 1701, les FF. Robineau et de Montfalcon, et en 1704, le K. Antoine Leclerc.
in-quarto reliés aux armes de ce duc. Le tome renfermant l'Avent qui à passé dans une vente en 1851, est resté par malheur introuvable jusqu'ici ‘, mais les deux volumes du Carême, aujourd’hui séparés, m'ont été Pun et l’autre gracieusement communiqués. Le premier appartient à la Bibliothèque Sainte-Hélène de Lyon, l’autre au séminaire de Saint-Sulpice ?.
Autrement nombreuses et variées sont les copies cursives, on pourrait dire les exemplaires de commerce. Les quatre énormes volumes reliés par les soins de Jean Phelipeaux, prêtre d'Angers, au service de Bossuet, et auteur d’une relation passionnée sur le Quiétisme, en sont un type des plus curieux, et c’est ce recueil qui a été le plus étudié en vue du présent travail *. Mais on serait infini, s’il fallait rassembler ce que nous apprennent sur l’industrie des copistes tous ceux qui de près ou de loin ont eu occasion de toucher à la piquamte question du plagiat en matière de prédication {. Le public ordinaire qui recherchait avec le plus de zèle les transcriptions, souvent anonymes, jetées sur le marché par les scribes, ne le faisoit pas dans un but de platonique admiration, ni dans le désir de posséder des primeurs en matière d’éloquence sacrée. La majeure partie des chalands comptait employer pour son compte les sermons ainsi achetés en secret. Aux produits mis en vente par les auteurs mêmes, sortes de bohèmes de la littérature sacrée qui composaient des homélies pour les faire débiter par d’autres, soit pour gagner quelque argent, soit par une sorte de vocation bizarre, comme celle de l'avocat Richard, « qui prècha toute sa vie par la bouche d'autrui », les
1 Chérot 1014 prspn. 1.