Ibid., p
2. Dans le sermon de la Sévérilé évangélique, plusieurs traits sont nettement applicables Par exemple, p. 425, certains esprits qui se font un intérêt d'être sévères; p 433, l’abandon même effectif de certains intérêts particuliers ne suffit pas ; p. 444, on se retire du monde, mais on est bien aise que le monde le sache ; p. 445, sur le pouvoir de juger de tout ; p. 451, être inflexible dans ses sentiments (n'est-ce point là n'avoir point de jointures, suivant le mot qu'aurait dit Bossuet sur le compte de Tréville ? }. Cf. La Bruyère, t.-1…1, p. 448.
3. Pauthe, p. 83. « Nous pensons, dit le P. H. Chérot (Etudes, ?0 juin 1900, p. 212), appréciant ces ingénieuses suppositions, que de pareils faits auraient été mentionnés par la Gazelie, s'ils avoient eu lieu; le plus simple est de recourir encore aux redites et de voir, dans le sermon de Saint-Jean-en-Grève, en 1671, la répétition d'un sermon donné l'année précedente... » — l'hypothèse peut être proposée. [Il y a néanmoins une diffiulté: le sermon à portraits signalé par les amis de Mme de Sévigaé, est donné comme une nouveauté Or, si Troisville avait été peint à la cour, n'est-ce pas dès 1670 que la marquise en eût été avisée ? Si l’on adniet surtout que le sermon du quatrième dimanche du premier Avent des éditions clôtura le premier avent réel, ce seraient deux sermons sur la même note A part ces diflicultés, il me semble que les allusions à Tréville doivent être cherchées le plus près possible de sa retraite effective. Mais c'est là que les dates font c'éfaut. — Floquet, Elurles sur Bossuel, t. 1, p. 430, a dépassé la mesure des suppositions permises, en conjecturant que le discours où Bourdaloue a pris la conversion de Tréville pour sujet, serait le sermon sur la leligion chrélienne. Sa raison est que Bourdaloue y parle ainsi des hommes les plus opposés à la religion, convertis quelquefois par la prédication : « Ellé (la religion) nous en
avoir conclu de l'opposition qu’il constatait entre les dates de la lettre de M"de Sévigné et l’avent de la cour, qué les « trois points » sur la retraite de Tréville sont perdus, atténuait cette décision par une remarque fort sage :
Il n’est pas impossible, écrivait-il, que dans le sermon sur la Sévérilé évangélique, prononcé beaucoup plus tard, Bourdaloue reprenne son ancien sermon prêché lors de la retraite de Tréville, mais en le remaniant pour le rendre plus général...
Ces reprises d’un sujet sont, tout l'indique, une des habitudes de Bourdaloue, si toutefois elle lui est propre.
Vendredi 25 décembre 1671. — Ce sermon de Noël auquel Q allait» M® de Sévigné, quand elle écrivait la lettre qui nous parle de Tréville, n'eut pas le don de l’'émouvoir. Rentrée à onze heures, elle écrit :
J’ai été au sermon, mon cœur n’en n’a point été ému, Ce Bourdalou
de tant de fois éprouvé,
L’a laissé comme il l’a trouvé.
C’est peut-être ma faute. Adieu mon enfant Le
Gazette du 26. Le 25, Feste de la Naissance de Nostre Seigneur, Elles (Leurs Altesses Royales) entendirent la grand Messe à Saint- Eustache leur Parroisse : & l’apresdinée, le Sermon du Pere Bourdaloïe lesuite, en celle (l'église) de S. Jean.
Est-ce le premier sermon de Bourdaloue qu’entend la nouvelle duchesse d'Orléans? Monsieur et Madame étaient arrivés à Paris, le 1° décembre à quatre heures le mardi après le premier dimanche de l'Avent? Le & la Gazette nous montre Madame à Notre-Dame, puis aux Jacobins de la rue Saint-Honoré, le 15, mardi, octave de la Concepon, au Val-de-Grâce, le 23 aux Théatins de Sainte-Anne
en donne encore de nos jours d'illustres exemples .. exemples récents
quë nous avons veüs et que nous avons admirez. » (Carême, t. 1, p. 301.)
«Ce sermon, ajoute Floquet, indiqué comme fait pour le mercredi de la
première semaine d'un carôme, a pu être prononcé aussi dans le cours
d'un avent, » On voit la faiblesse de pareilles raisons. DAT ED A0:
?. Gazelle du 5 décembre, V. plus haut p. 345, note 1.