BOURDALOUE A BASVILLE L
Brossette trente ans après la chanson, 15 juillet 1702, il semble bien que celle qu'il appelle une « bourgeoise renforcée » liée avec le Président, est justement selon toute vraisemblance la femme d’un «Conseiller du Roy à la Cour des Aydes de Paris», Marie Herinx, née à Paris, le 6 mai 1644, morte à trente-sept ans le 3 mars 16821. A moins de coïncidence fortuite dans les noms, ce doit être elle que désignent les notes à Brossette, car ses charités envers les pauvres de Paris et son genre de vie en font une des auxiliaires de Madeleine de Lamoignon.
Le 21 septembre, Bourdaloue écrivait de Baville, où il devait séjourner jusqu’à la fin du mois, la lettre au duc de Charost que nous retrouverons à propos du carême de 1673.
Le P. Lauras assigne encore à cette année « l’avent prêché à léglise de la Maison professe », mais sans donner malheureusement aucun détail?. C’est là en tout cas que va désormais résider, rue Saint-Antoine, notre prédicateur durant les trente-deux ans qu'il lui reste à vivre *.
1. Le P. Jean Crasset publia chez Etienne Michallet la Vie de Madame Helyot, achevée d'imprimer le 20 mars 1683, un an après sa mort, 1683. Mme de T... citée à plusieurs reprises dans ce livre du P. Crasset est vraisemblablement Mme de Tanqueux, fondatrice, avec l'aide de Bossuet, de la communauté des Filles charitables de la Ferté-sous-Jouarre. On lit, en effet, p. 147: « Une Dame de ses bonnes amies qui contribua à la tirer du monde, lui ayant communiqué le dessein qu'elle avoit d'établir de pétites Escholes dans une petite ville près de Paris (en marge : La Ferté-sous- Jouarre) qui est remplie d’hérétiques...» Or, dans le récit de ce qu’elle appelait sa conversion (mai 1667), la notice biographique cite le témoignage de Mme de T..., p. 12. Il faut remarquer que Claude Hélyot, adonné lui aussi à la pratique de la visite des hôpitaux et autres bonnes œuvres, habita paroisse Saint-Gervais ; c'est là que mourut sa femme, quatre ans avant lui. La fondation de Mme de Tanqueux se rattache aux œuvres entreprises par Mme de Miramion, ce qui ajoute des liens avec les Lamoignon, comme nous verrons à la mort de celui-ci, 10 déc. 1677. Cf. Picot, Essai historique... t. 11, pp. 248 et suiv.
9, Lauras, t. 1, p. xxx1. Cet avent eût apparemment compris au moins les quatre dimanches : 27 nov., 4, 11 et 18 déc., plus la fête du 8 déc. et les solennités de Noël.
3 Le 3 décembre, l'archevêque de Paris préside, au noviciat, la fête de saint François-Xavier. Prédication de l'abbé de Fortia, ce qui élimine 1673 comme date du Panégyrique imprimé. (Gazelle du 10 décembre,