LE PREMIER SERMON DE VÊTURE
qui partaient de haut à l'heure même où il arrivait à Paris, qu'il n’a point tardé si longtemps à traiter explicitement ce sujet. Le passage qui à suffi à Feugère pour faire conclure que Bourdaloue n’a parlé qu’en 1682 «de l’empoisonnement devenu commun », n’est point lui-même suffisamment daté. Les emprunts à Tertullien qui s’y ren- Contrent sont vieux comme le monde romain où celui-ci les avait pris. J'ai aussi eu déjà l’occasion de montrer cette même allusion à des empoisonnements, dans des sermons du rival de Bourdaloue, le P. Giroust, mort bien avant Jui, en 1689, mais qui cessa de prêcher dès 1681 !
Pourquoi aussi se fier à l'attribution lHturgique, pour assigner une date certaine, étant donné l'habitude de Bretonneau, de déplacer les évangiles, dont il nous a lui-même avertis? Enfin dès ‘673, après le procès par contumace de M" de Brinvilliers et l’exécution de son complice La Chaussée, roué vif le 24 mai de cette année, il était déjà de notoriété publique que les empoisonnements étaient chose commune, Une grande réserve est donc nécessaire dans les conséquences à tirer des évènements que facilement on croit reconnaître dans des sermons peut-être antérieurs aux faits qui semblent les dater.
Lundi ; mai : Véture de M" de Canapville, prêchée par Harlay ?.
Mardi 28 juillet. — Vôture de Françoise de Lorraine, fille de François de Lorraine et Anne d’Ornano.
Gagette de Paris, le 8 aoust 1676 :
Le 28 du mois passé, la fille du comte de Harcourt, prit l’habit à Montmartre, La reyne luy fit l'honneur d'y assister. Le Pére Bourdaloue, lesuite, prescha. Plusieurs princes et princesses de la
maison de Lorraine et un grand nombre de dames et de seigneurs de qualité, se trouvérent à cette cérémonie. (N° 71, p. 560)
l. Le Plagiat dans la prédicalion, etc., PP. 35. M. André Jacquemont (Nicolas de la Reynie, p. 31. Cf. Revue Forézienne, mars 1900, p. 186) limite la controverse à 1680 ou 1682: il faut peut-être l'étendre.
2. (Au Carmel du Bouloi). V. p.427, au 11 juin 1677, le sermon de profession.
(P. 235). « On peut et on doit mettre au nombre des Jésuites vrais chrétiens et bons religieux, le P. Bourdaloue....
--. [1 mérite le titre de héros des orateurs chrétiens, qui a fait l'admiration de la ville et de la cour et de toute la France, en prêchant l'évangile dans toute son étendue et dans toute sa sévérité.
C'est la grâce, dit Bourdaloue, qui opère en nous et avec nous, tout ce que nous faisons pour Dieu, et qui nous donne par son efficace, non seulement le pouvoir, mais la volonté et l'action...
-.. Dans la loi de grâce, Dieu nous donne de quoi accomplir ce qu'il nous commande, disons mieux, Dieu lui-même accomplit en nous ce qu'il exige de nous.»
(P. 243). «Il y a de la part de Dieu, dit Bourdaloue, des substitutions terribles ; il appelle les uns, il abandonne les autres; il dépouille les uns, il enrichit les autres. Mystère de prédestination certain et incontestable, mystère qui, tout rigoureux qu'il est, ne s'accomplit que selon les lois de la plus stricte justice, et dans lequel Dieu découvre aussi tous les trésors de sa miséricorde...
... C’est une vérité incontestable, dit le P. Bourdaloue, que Dieu aveugle quelquefois les hommes. De quelle manière s’accomplit une punition en apparence si contraire à la sainteté de Dieu ? C’est un secret de la prédestination et de la réprobation des hommes, que nous devons révérer, mais qu'il ne nous appartient pas de pénétrer.»
(P. 245). « On demande, dit le P. Bourdaloue, s’il est à propos que les prédicateurs prêchent la vérité du petit nombre des élus. J'aimerais autant qu'on demandât si l’on doit prêcher l'évangile en chaire.»
Il ne serait pas diflicile de montrer que ces passages invoqués en faveur du « dogme janséniste », interprétés librement, sont dans leur contexte, en plein accord avec la théologie catholique. Qu’on nous permette d’opposer, en contre-partie, ce qui est dit de Bourdaloue dans le célèbre recueil janséniste les Nouvelles ecclésiastiques (3° édit. Utrecht, 1735) :
Au 10 mars 1732? (ainsi qu’au 30 octobre 1741, n. 111, p. 175), un passage de Bourdaloue est invoqué en faveur des miracles du diacre Pàris et des convulsions du cimetière Saint-Médard, et on n'y juge pas que Bourdaloue soit un théologien suspect; mais sept ans après, dans le compte rendu d'un ouvrage antijanséniste dans lequel la théologie de Bourdaloue est louée, les Nouvelles ecclésiastiques changent de langage et trouvent que ses sermons sont loin d'être d’une doctrine irréprochable. Les deux passages sont à citer pour « l'histoire des variations » de l’opinion janséniste sur notre prédicateur :
(10 mars 1732, p. 48.) « Pourquoi ces prodiges sont-ils contredits et même niés comme s'ils étaient dénués de preuves ou notoirement faux ? Un auteur qui ne doit pas être suspect aux adversaires des miracles de M. de Paris, a donné il y a longtemps la raison de cette incrédulité. C'est le P. Bourdaloue, dans l'un des sermons de la Passion, t. li de son carème : « Quelque inconcevable qu'’ait été l'obstination des Pharisiens... (les Nouvelles citent tout le passage qu'on peut lire, éd. princeps, in-8, p. 290.) Ce n'estoit plus la raison, mais la passion qui présidoit à leurs conseils (p. 292). » Ainsi parloit le plus grand prédicateur qu’ait jamais eu une société, ennemie si déclarée des miracles de nos jours.»
Par contre, dans l'Examen d'un ouvrage sur la Communion, par le cardinal de Rohan (27 août 1748), on lit:
« 6° S. E. cite aussi le P. Bourdaloue comme un des plus grands orateurs et des plus exacts théologiens du siècle dernier. Ceux qui ont lu avec des yeux plus équitables les discours de ce grand orateur, trouveront
la seconde qualification de M. le Cardinal pour le moins exagérée et il ne leur sera pas diflicile, s'ils examinent ces discours avec impartialité, d'y remarquer des inexactitudes de Théologie, pour ne rien dire de plus. »
Voilà un brevet de non-orthodoxie qui corrige très heureusement ce que pouvait offrir d'inquiétant pour la doctrine de Bourdaloue l’enthousiaste approbation du janséniste anonyme de Clermont.
g.— (P. 397, note 1}. Voici le texte de cette finale du sermon de la Prudence du monde :
« Seconde erreur, c'est que l'on ne veut pas que les confesseurs s’informent des affaires du monde. C'est assez, dit-on, qu'ils sachent celles de la conscience. Et moi je dis, qu'il n'y en a pas une qui ne doive être apportée au tribunal de la pénitence, parce qu'il n'y en a pas une qui ne soit de son ressort et que le confesseur ne doive régler. Exemple et preuve de ceci. Cet homme s'accuse de quelque méchante habitude, et un sage et adroit confesseur qui en veut découvrir le fond et l'origine, afin d'y donner ordre plus facilement, s'informe de son état, de ses emplois et de ce qui l'occupe ordinairement. — Ah! mais, mon Père, je n’ai que faire de donner tant d'explications, et il suffit que je découvre ma plaie et mon péché. — Je le veux, mais pourquoi lui découvrez-vous ce péché? — Ah! pour y remédier! — Et comment voulez-vous qu’il y apporte du remède, s'il ne le connoît, et le connoîtra-t-il à moins qu'il ne sache vos occupations et vos habitudes ?
Et si cela étoit, à quoi se réduiroit donc le ministère de la confession ? Si nous avions deux âmes, comme le vouloient les Manichéens, l'une pour le bien et l'autre pour le mal, pour lors, nous pourrions faire cette séparation, mais n'ayant qu'une seule âme, il faut que le confesseur la connoisse par tous ses endroits.
Voilà ce que j'avois à vous dire sur la prudence du salut. Point de véritable succès dans les affaires même du monde sans elle. Ne vous Y attendez jamais. Imitons donc même, selon le conseil même de Jésus-Christ, les enfants des hommes : c'est-à-dire, tächons d'être aussi prudents pour notre bien comme ils le sont pour le mal. Ils ne sont prudents que pour des biens périssables, et nous le serons pour des biens infinis: ils ne sont prudents que pour des honneurs passagers, et nous le serons pour une gloire éternelle que je vous souhaite. Amen. »
a. — (P. 331, note 1). Le jeudi 1* jour de l’an 4671, écrit Ormesson, dans son Journal (éd. Chéruel, t. 11, p. 600), M. Hardouin de Péréfixe archevêque de Paris mourut à deux heures du matin à soixante-cinq ans.
Un vrai procès-verbal de médecin est dressé de cette mort dans le curieux journal d'Eusèbe Renaudot, édité dans les Memoires de la Sociélé de l'Histoire de Paris et de l'Ile de France, t. 1v, 1877, p. 264 :
Mgr l’archevesque de Paris Harduyn de Perefix, est mort à trois heures du matin du premier jour de cette année, au commencement du huitième jour de sa maladie, accompagnée entre autres accidents d’une toux seiche, de mouvements convulsifs dans le pouls, assoupissement, renvois, hemorrhagie par le nez a laquelle il estoit suiet, et d'inquiétude extraordinaire. Il receut avec beaucoup d’édification d’un chacun tous ses sacrements. Le dernier luy fut donné par Mr du Hamel, Chanoine de Nostre-Dame, qui luy fit de fortes et pressantes remontrances à l'agonie...
La Gazette de France consacre, comme il est juste, un long article à l'archevesque défunt :
Le mesme jour (que la prédication de la Circoncision) Messire Hardouin de Perefixe Archévesque de Paris & Proviseur de Sorbonne décéda ici en son Palais Archiepiscopal apres une maladie de deux mois en sa soixante et cinquiéme année : ayant receu d'une maniere des plus exemplaires les sacremens qui lui furent administrés par le Doyen de son Chapitre, assisté de tout le corps, auquel ce prelat fit un Discours si rempli de sentimens de pieté & si touchant que toute la Compagnie en versa des larmes.... Le mesme jour sou corps ayant esté embaumé fut exposé sur un lit de parade (description de la chapelle ardente après la mise en cercueil) p. 24.
Ces cérémonies paraissent avoir le don d'exaspérer Gui Patin, étant donné surtout que l'archevêque, traité par Renaudot apparemment, avait pris de ce vin émétique, ainsi appelé, dit-il quelque part, ab enecando. Il écrit le 14 janvier 1671 :
On fait voir ici au sot peuple de Paris le cadavre de feu M. l'archevêque, qui y court
comme au feu, ou comme s'il y avoit des pardons à gagner d’avoir vu le visage fort bouffi d’un archevêque mort pour avoir pris trois fois du vin émétique (éd. Réveillé-Parise,
t. Ir, p. 715).
Si l'on se contentait de rapprocher les deux relations de la mort de Péréfixe par Renaudot et par la Gazelle, on conclurait que le doyen du chapitre était du Hamel. Mais les listes officielles donnent tort à cette conséquence, puisque le nom du doyen est de Contes *, On reconnait dans le chanoine du Hamel l’ancien curé de Saint-Merry, aux pénitences publiques si retentissantes (1645-1654). Il signa le formulaire et permuta sa
* V. plus bas, note C.
cure de Saint-Merry contre un canonicat à Notre-Dame, puis revint à sa première cure de Saint-Maurice, diocèse de Sens, à 25 lieues de Paris, où il mourut, le 13 novembre 1682. Sainte-Beuve, dans l'Appendice plein de chaleur qu'il lui consacre (Port-Royal, t. 11, p. 543-552), le montre à Vitry, chez son ancien vicaire Feydeau, assistant le 17 septembre 1671 (?) à la profession de Mle Dubosc. A cette date, il était encore chanoine de Notre- Dame.— Le plaidoyer de Sainte-Beuve aurait besoin d'être passé au crible historique.
Dès le lendemain de la mise en bière on connaissait le successeur :
Le lundi 5 janvier, écrit Ormesson, on sçut que M. l'archevesque de Rouen étoit nommé archevesque de Paris. Journal, t. 11, p. 607.
Et Renaudot, plus pittoresque, notait :
Mgr l’archevesque de Rouen Chanvallon est entré dans son nid le Palais archiepiscopal 15 jours après.
b.— (P. 331, note 2; et 335, note 1), M. l'archevêque de Paris qui étoit Péréfixe, mourut. Le Roi remplit cette place du plus digne sujet de son royaume, qui étoit M. l'archevêque de Rouen de la maison de Chanvalon. (Mémotres de Mademoiselle, Petitot, t. 43, p. 299. Cf. pp. 300 et suiv.)
Le Roy pour bonorer le mérite singulier de l'Archevesque de Rouen l’a nommé à l'Archévesché de Paris. (Gazetle, 10 janvier, n. 6, p. 48.)
Rose, dans le Recueil des Lettres de Louis XIV que publia et annota Morelly, en place, dans sa première série, une à Monsieur l’'Archevéque de Rouen François de Harlay de Chanvalon. Elle est du 12 avril 1663, d'une époque par conséquent où Bourdaloue résidait à Rouen. Ce serait mêne l’année que la légende assigne à la découverte fortuite de son talent oratoire. La lettre du roi a trait aux conversions de protestants qui dès 1663 occupaient déjà l'attention royale : « Monsieur l’Archevesque de Rouen, je sais le progrès que vous avez fait dans la conversion des âmes à la Foi Catholique depuis votre retour à Rouen...» (Lettres de Louis XIV aux princes de l’Europe, à ses Généraux, ses Ministres, &c., recueillies paï Mr Rose, Secrétaire du Cabinet, avec des Remarques historiques par Mr Morelly, 1755, in-18, 2 v., 213 et 299 p. T.1, p.157. Au t. 11, p. 97, lettre du 29 nov. 1664 sur les aides de Normandie.)
Les autres sont postérieures à 1677.
Le ? février :
Messire François de Harlay de Chanvalon, archévesque de Roüen, & nommé à l’Archevesché de Paris, s’estant rendu en l'Eglise de Sainte-Magdelaine, fut receu en la grande Confrairie de Nostre-Dame, par l'Evesque de Cesarée qui célébra la Messe Pontificalement. Le lendemain (les confrères étant réunis avec Lamoignon, doyen d'honneur) ensuite de la Messe du Saint-Esprit .. ledit archevesque fut élu Abbé de ladite confrairie ainsi que l'estoit Mossire Hardouin de Péréfixe.…
Le 3, démarche de l’Académie française et réponse du nouveau prélat à la harangue de Pélisson. — Celle-ci est imprimée dans le Recueil de diverses oraisons funèbres, harangues, ete. Bruxelles, Foppens, 1682, 11, p.79 à 85.
Le 4, service solennel (or. fun. par Gaudin) que les docteurs de la Maison de Sorbonne font faire en leur église, pour leur ancien Proviseur Péréfixe, remplacé, le 5, par Harfay. V. note d.
Oraison funèbre de Hardouin par le P. Senault à Saint-André-des-Arts, en présence d'Harlay.
Le 23 février, service pour Hardouin aux Billettes par les soins de l’Académie française, — Eloge par l'abbé Cassagne (p. 204).
Le ?8, aux Carmes du Grand-Couvent dont il était le protecteur, note d (Augustin de Saint-Nicolas).
Le 7 mars, service à Saint-Paul, oraison funèbre par le P. Ménétrier, S.J. (Gazetle du 14 mars, p. 347.)
C. — (P. 332, note 3). Jean XI Baptiste de Contes. Né en 1601. 11 prit le bonnet de docteur en droit civil et canonique, et fut pourvu, en 1627, d'un canonicat dans l'Eglise de Paris, dont il devint chancelier. Conseiller du roi en tous ses conseils et prieur de Sainte-Honorine de Conflans, Jean- Baptiste de Contes fut élu doyen le ler septembre 1647, par suite de la résignation de Nicolas Tudert en sa faveur. Un arrêt du Parlement du 16 septembre 1651 lui confirma la charge des âmes de tous ceux qui dépendaient de l'Eglise de Paris. Par acte du 28 mai 1656, Jean-Francçois- Paul de Gondy, cardinal de Retz, archevêque de Paris, l'institua pour l'un de ses vicaires généraux au spirituel, et à ce titre, il consentit, le 13 juin 1657, à la fondation du séminaire des Trente-Trois, et fit, le 23 octobre suivant, quelques règlements pour l’église Saint-Jacques de l'Hôpital. L'abbé de Contes mourut à Paris le mardi 4 juillet 1679 et fut inhumé dans la chapelle Saint-Eutrope, où se lisait autrefois son épitaphe : Cy gistmessire Jehan Baptiste de Contes, vivant doyen et chanoine de cette Eglise, prieur de Sainte-Honorine de Conflans, conseiller ordinaire du Roi en tous ses conseils d'Etat et privé, lequel ayant été cinquante-deux ans chanoine, et trente-deux doyen de cette Eglise, est décédé en sa maison au cloître d’icelle, le quatrième jour de juillet 1679, àgé de 78 ans. Fisquet, France pontificale. Paris, t. u, p. 45.
d. —(P. 336, note 4.) Voici, grâce à la bienveillante communication de M. l'abbé Follioley, les titres de quelques rarissimes plaquettes contenant les Oraisons funèbres de Hardouin de Péréfixe. Celles que la Gazelle annonce de Ménestrier à Saint-Paul, et de Senaulc à Saint-André des Arts n'auraient-elles pas été imprimées ?
Oraison funèbre de Messire Hardouin de Péréfixe de Beaumont, archevêque de Paris, chevalier et commandeur des ordres du roi, prononcée dans l'Eglise du grand couvent et collège royal des Carmes de Paris, le 28 février 1671, par le R. P. Augustin de Saint-Nicolas, religieux de l'Ordre et syndic des étudiants du dit collège.
1671. Paris. De l'imprimerie de Ch. Chenault, rue de la Huchette, du côté du Pont-Saint-Michel, aux armes du roi, in-4, 6 pages non chiffrées pour le titre et l'épitre dédicatoire au frère de l'archevêque. 50 pages chiffrées pour le discours. Le permis d'imprimer est à la page 50.
Oraison funèbre de Messire Hardouin de Péréfixe de Beaumont, archevêque de Paris et l’un des quarante de l'Académie Française, prononcée à ses obsèques au nom de cette Compagnie en l'église des Billettes, par M. l'abbé Cassagnes.
1671. Paris, chez Pierre le Petit, imprimeur et libraire ordinaire du roi et de l'Académie Française, rue Saint-Jacques, à la Croix d'Or. Avec privilège de Sa Majesté, in-4, 51 pages chiffrées dont ? pour le titre.
Oraison funébre de Messire Hardouin de Péréfixe de Beaumont, archevêque de Paris, commandeur et chancelier des ordres du roi, proviseur de Sorbonne, prononcée dans l'église de Sorbonne, le 4e jour de février 1671, par M. Gaudin, docteur de la maison et société de Sorbonne, chanoine et official de Paris.
1671. Paris, chez Sebastien Mabre-Cramoisy, imprimeur du roi, rue
Saint-Jacques, aux Cicognes. Avec privilège de Sa Majesté, in-4, 4 pages non chiffrées pour le titre et l'avertissement, 54 pages pour le discours.
Oraison funèbre de Messire Hardouin de Péréfixe de Beaumont, archevêque de Paris, chancelier et commandeur des ordres du roi, prononcée dans l’église de Paris, le 7 février 1671, par Messire Jean-Louis de Fromentières, abbé de Saint-Jean-du-Jard.
1671. Paris, chez Frédéric Léonard, imprimeur du roi, rue Saint- Jacques, à l'Ecu de Venise. Avec privilège de Sa Majesté, in-4, ? pages non chiffrées pour le titre, 67 pages chiffrées pour le discours.
Cette oraison funèbre de Péréfixe se trouve imprimée, outre l'édition originale in-4, dans le volume des Œuvres mélées de Fromentières (Paris, Jean Couterot, 1695, in-8), entre celle d'Anne d'Autriche et celle du card. Barberini. (Communication de M. l'abbé Follioley, lettre du 4 mai 1901).
e. — (P. 376, note 3, et p. 397, note 4). Il est assez difficile de tirer au clair l’histoire de cette rupture, à laquelle se rattachent tant d'anecdotes, et en particulier celle du Tu es 1lle vir. Rulhière (p. 141), réclame en faveur de la date assignée par Mme de Caylus: «Le Roman, écrit-il, qu'on a mis en tête des Leltres de Maintenon, sous le titre de ses Mémoires, déplace ce récit (celui de Mme de Caylus), le transporte au carême de 1675, et en acrange toutes les circonstances sur d’autres évènements de cette année... Le jubilé n'eut lieu pour la France qu'en 1676 : le P. de la Chaise ne fut confesseur du roi qu'en février 1675 et il ne serait pas possible que trois semaines après Mme de Maintenon en eût parlé comme elle le fait ici. Enfin Mile de Blois, depuis duchesse d'Orléans, naquit en mai 1677.»
Ce dernier argument, qui vaut mieux que le second, prouve seulement que la rechute date de 1676, ce qui n'est guère contestable, mais il faudrait placer cependant à l'année 1675 l'essai de séparation, C’est bien le 13 avril 1675, samedi (et non jeudi saint comme a dit Clément} que le roi fait ses Pâques, et un mois après, avant le départ pour la Flandre, qu'il a avec Mme de Montespan, à Clagny, une entrevue racontée dans une lettre de Mie de Scudéry à Bussy (Correspondance de Bussy, éd. Lalanne,t. 11, p. 34); c'est durant cette campagne de Flandre que Bossuet fit tous ses efforts pour obtenir la conversion solide, et qu'aux environs de la Pentecôte, il écrivit ses admirables lettres ; mais à la suite d'une correspondance clandestine, les relations se renouèrent, et malgré le voyage de Bossuet au-devant du roi, le parti de Louis XIV était pris. Il y a donc une conciliation possible des deux récits. Le premier argument de Rulhière est pleinement caduc : il y eut bel et bien en 1675 un jubilé, comme aussi du reste en 1676. Rulhière, qui a cherché à s’éclairer, est à la fois trop sévère et trop confiant à l'égard de La Beaumelle. Ne paraissant point soupçonner que les lettres de Mme de Maintenon à Mme de Saint-Géran sont sans valeur, il ne leur reproche que des déplacements de dates. Aussi est-il conduit (p. 119) à placer en 1670, avant le voyage en Flandre, un refus d’absolution et une rupture avec Mme de Montespan dont il est parlé dans une lettre à Mme de Saint-
Géran « mal datée », dit-il. Le faussaire, en effet, dans une lettre qu'il a composée sur les évènements de 1675 : « La belle Madame s’est plainte au roi de ce qu'un prêtre lui a refusé l'absolution..…. » se trahit
par cette phrase : «Toute la cour est chez Madame de Montausier» (morte le 15 novembre 1671). Cf. Lavallée, Correspondance générale, t. 1, p.263. Cf. Clément, Mme de Montespan et Louis XI Fetp 465
f. (P. 386, note 2.) — Sur le prétendu Jansénisme de Bourdaloue. Bibliothèque de Clermont, Ms. 159.