‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 27 sur 367 · LES COPIES · texte numérisé non relu

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Manuscril TOURNEMEULLE

ham, reprend sainct Ambroise, de combien ne l’etoit il pas de Dieu ? S% longe ab Abraham quanto longius a Deo. Voilà le premier suplice d’une ame reprouuée, la separation de Dieu.

O epouuantables parolles,!

C’est estre abandonné, c’est estre degradé de la possession eternelle du plus excellent de tous les estres, et on ne peut mieux, dit saint Augustin, juger de la grandeur de cette séparation que par la grandeur de Dieu mesme, qui étant un bien infini, cause par sa privation une peine infinie. Aaec enim tanta poena quantus est tpse Deus. Ce n'est pas avancer un paradoxe que de dire que Dieu qui est tout ce qui est, sera Île souuerain mal d’un damné dans l'enfer, comme il est la souveraine béatitude d’un predestiné dans le ciel. Lorsque Dieu parle à tous les justes dans la personne de Moïse 1 dans l'ancien testament, il dit qu'il sera pour eux une grande récompense qui ira iusqu’à Pexces, £40 ero merces lua Magna nEMis :

1e seray toutte {ta recompense en me donnant a toy, parce que Je n'ay rien de meilleur a te donner que moi mesme. Mais lorsqu’il

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