Menagiana, 120 ENT Do
422 CARÈËME DE ROUEN
l’année même où il remit ainsi les choses « dans l’ordre » que d'Harouys aurait dit ce bon mot recueilli par Ménage, car 1] fait lire : « Lorsque le P. Bourdaloue prêcha « l’année dernière » à Rouen... et le reste comme dans le Menagiana sauf un trait contre les médecins quittant « leurs malades qui s’en trouvaient mieux », et la relation continue : « Mais pour moi, quand y’y préchai ensuite, Je remis toute chose dans l’ordre ; personne n’abandonna son emploi. »
Quelle est la source de Peignot et comment faire fonds sur ces variantes? Il faut pourtant remarquer que le registre de procure ne dément pas absolument l’expression quand jy prêchai « l’année suivante », explicable même, en rigueur, dans l'hypothèse de l’avent. Si en effet le carême à Notre-Dame est spécifié au registre des dépenses, il n’en est point ainsi de l’avent de 1677, qui peut avoir été prêché au collège, bien que d'ordinaire ces comptes ne semblent s'occuper que des prédicateurs de la cathédrale. Peu importe d’ailleurs à la vérité du propos la date de la station prêchée par le P. d'Harouys, et mieux vaudrait pour nous en retrouver quelqu’une du carême de Bourdaloue. Or, à part le mercredi des Cendres et le premier dimanche, auxquels se réfèrent les délibérations citées plus haut, nous ne possédons que la mention d’une date fixe le vendredi saint, 16 avril, pour le sermon de la Passion. Les dispositions prises à la réunion capitulire de la veille décrètent que «les matines du lendemain sé Commenceront à cinq heures du matin. il est ordonné aux coûtres et aux autres officiers de conserver les places pour MM. les chanoines pour entendre le sermon, à laquelle fin ils renverseront les formes... » 1
Ces attentions à sauvegarder les places contre l’envahissement redouté confirment bien la description du