‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 290 sur 367 · ÉLOGE DE LAMOIGNON · texte numérisé non relu

ÉLOGE DE LAMOIGNON

l'éloge que je ferois de sa personne, ne seroit qu'une reconnoissance publique que vous vous confesseriez luy estre dûë. Mais mon regret particulier (car combien en particulier me doit estre, non seulement venerable, mais precieuse & chere sa memoire ?) ma douleur trés vive & trés sincere m'empesche de vous en dire davantage, & de m'expliquer autrement que par mon silence. Suspendons pour quelques moments les reflexions que nous aurions à faire sur une perte que nous ne pouvons assez pleurer : & pour bien comprendre ce que c’est dans la maison de Dieu qu'un serviteur fidelle, addressons-nous à la Vierge... Ave f,

La formule même employée par Bretonneau dans la note qui précède cet unique morceau conservé du sermon de l’'Aumône, donné apparemment en décembre 1677, laisserait croire que cet exorde et l’évangile du serviteur avait été simplement appliqué au sermon de l’Aumône imprimé par lui. Mais 1 y a dans le recueil fait par Bretonneau, deux sermons sur l’Aumône, sans compter un plan, relégué dans les Pensées. Or, à aucun de ces morceaux ne parait convenir le sermon tout fat qu'a évidemment prononcé Bourdaloue, le jour où 1l se borna, forcément, nous lallons voir, à ce sommaire souvenir donné en passant à son ami, Pami et le père des pauvres. Pour que Bretonneau ait pu, en 1711, imprimer ce fragment, 1l a fallu que les notes et autographes laissés par Bourdaloue fussent en ordre, et que l’orateur n’ait point détruit, même ces pages de circonstance, qui ne devaient plus pouvoir servir, comme les sermons à redire. Comment l’éditeur, qui connaît le sermon dans lequel a eu place cette addition, n’en parle-11 qu'avec ce défaut de précision ? Où trouve-t-on, du moins équivalemment, dans les sermons, le développement que suppose lintroduction annonçant un tableau des devoirs d’un bon riche ?

Le Mercure galant nous explique, mieux encore que la douleur « trés vive et trés sincere » de Bourdaloue, com-

ment il fut empêché de s'exprimer autrement que par Son

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