L'ANNIVERSAIRE DE LA VICTOIRE DE CASSEL
Tandis que triomphant sur la terre et sur l’onde Tu surprends l’Vnivers de tes progrez soudains.….. Vn frere genereux par ton exemple instruit, Cherche tes Ennemis, les Combat, les destruit.. …. & sa plus grande gloire (Ceci est le trait final) Est que tu sois loüé de tout ce qu’il a fait.
Les vers de Cotin À Monsieur, sur sa victoire, deux quatrains en une période unique, se terminent par ces moIs :
On ne peut faire plus, mais pouvois-tu moins faire Philippe, Fils de France, & Frere de Loüis ?
Toutes les relations officielles ou officieuses s'accordent à faire ressortir, et le trait doit être juste, l'humanité et les altentions du vainqueur pour les prisonniers et les blessés. Prose ou vers louent sa douceur et sa bienveillance.
Au Mercure de mai 1677, l’abbé Tallemand l’ainé envoya un sonnet des plus faibles, dont l’intention seule est supportable : elle est à peu près tout entière dans le dernier tercet :
Tel qui vous vit plus fier que le Dieu des batailles
Le jour que vostre Bras fit tant de funérailles N'a point veu de vainqueur plus doux le lendemain.
On a dit avec raison que le frère du roi était plus € populaire qu’estimé » auprès du peuple de Paris, et ceux même qui ont insisté sur ses vices, parfois sans contrôler assez les accusations, n’ont pas nié sa «bienfaisance, » [l semble aussi que ce fut cette qualité que loua
à outrance Bourdaloue dans l’exorde d’un sermon sur l’'Aumône !.
1. Fr. 24.855, fol. 104. Quatrième dimanche du carôme d'une année inconnue. Ce sermon sur la Providence, avec compliment à Monsieur, sermon non daté mais qui ne peut être de Ja présente année. En 1678, le quatrième dimanche est le 20 mars, et nous savons par la Gazette, que Monsieur, arrivé le 18 au camp devant Ypres, et rejoignant son frère à Lille, n'est de retour à Paris que le 51 à midy. C'était le jeudi de la semaine de la Passion, jour où fut chanté pour la prise de la ville d Ypres