‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 341 sur 367 · LES ÉCHOS SUCCESSIFS · texte numérisé non relu

LES ÉCHOS SUCCESSIFS

de regard, il était fort naturel de prêter à celui-ci ces diverses aventures.

Ils sont légion ceux qui ont répété, après [railh, le trop caractéristique épisode du prophète Nathan, plus ou moins accompagné de circonstances, comme celle de la traduction donnée par Montausier.

On peut dire, si lon veut, que Irailh avait fait une application à Bourdaloue de ce que La Beaumelle, le trop inventif auteur des Mémoires pour servir à l'histoire de M" de Maintenon ! avait dit d’ Qun jésuite » apostrophant « vingt fois » le roi de ce texte que lui traduit ensuite Montausier, car là est la source de cette série de circonstances.

3° L'abbé Oroux surtout, usant de La Beaumelle, dans son Âistoire de la Chapelle royale, peut marquer une véritable étape, 1774. |

4° Anquetil enfin, dans sa prétendue histoire, intitulée Louis XIV, sa cour et le régent, k vol. in-12, 1789, a Jeté le récit à tel point dans la circulation qu'il est, après lui, difficile d’assigner des dates aux divers progrès de la légende. Elle n’en avait plus guère à réaliser ?

Ce n’est pas sans raison toutefois qu’on pourrait remonter plus haut que les narrations signées, pour montrer comment l'attribution à Bourdaloue a pu se faire de divers récits de hardiesses à la cour. Nous avons vu, par un témoignage de 1704, que dès 1669, on aurait appliqué à Mascaron ces mots du psaume cxvm®: Loquebar de (sic) testimonus tuis in conspectu regum, et non confundebar *. J'ai fait aussi remarquer que les divers ana rapportés dans le manuscrit de Saint-Fonds sous la date de 1724 rattachent à leur récit ces mêmes paroles. Or il est certain, par l’histoire,

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