ALLUSIONS POSSIBLES A LA CHAMBRE ARDENTE
saint Louis ! et il reste loisible de supposer que l'exécution du 29 mai 1681 se réfère à des ordonnances antérieures à notre carême de 1680. En tous cas, les autres détails, sans parler de lallusion à la paix de Nimègue, concordent avec cette époque plus ancienne. Le Mercure galant de décembre 1679 signale comme parus «il y a deux ou trois mois » larrêt contre le duel et « le reglement des mareschaux de France chargés de terminer les affaires d'honneur ?. »
Ce sont là des faits précis qui ne laissent point de doute sur la date, au moins de ce passage, car depuis les édits anciens sur le duel, et entre l’ordonnance de 1651 et un édit de 1704, on ne trouve de mesures promulguées qu’en 1670 et 1679. Les tribunaux érigés pour exterminer le lhbertinage et le vice paraissent bien désigner la « Chambre
ardente », qui s’était réunie pour la première fois le 10
avril 1679 *. Mais il faut noter que l'exécution de l’empoisonneuse La Voisin ne devra avoir lieu que vingt jours après, 22 février 1680. Toutefois le procès des poisons s’élant déroulé sans faire prévoir encore la terrible surprise qui devait modifier la marche du procès un instant suspendu, par suite des révélations de Lesage, confirmées par les aveux arrachés à La Filastre (1° octobre 1680) #, on conçoit que lorateur ait pu à la fois dire que le roi venait d’extirper des monstres d’iniquité, et l'engager à poursuivre son œuvre.
L. L'ordonnance,de Charles IX, à la suite des États d'Orléans, promulguée à Orléans, en janvier 1560, Ne xxxv, et celle de Moulins en 1566, N° Lxxx VI, ainsi que les édits de Blois, %5 janvier 1580, renouvelaient déjà ces anciens édits. V. les Edits et Ordonnances des tres chrestiens roys François 1, Henry 11, ele.; et Louis XIV, par MS Pierre Néron et Estienne Girard, Parie, M DC.LxXxXXV, in-fol., pp. 38, 70 et 81. L'édit de Henri IV, sur les plaintes du clergé de France, ne IX, cité ibid., p. 167, décembre 1606, rappelle à l'observation des lois portées.