‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 39 sur 367 · Urbain, Sermons choisis de Bossuet, p · texte numérisé non relu

Urbain, Sermons choisis de Bossuet, p

libertinage, ou plutôt qui ne jouit pas en repos du patrimoine de Jésus-Christ, qu'il a usurpé peut-être par son ambition et ses simonies ? IL semble qu’il ne reste plus de zèle que dans les enfants de saint Ignace... |

Et cette phrase à été gardée dans l’édition donnée par l’auteur (Migne, col. 379), où les changements faits après coup par celui-ci paraissent moins considérables que dans le Panégyrique de saint François-Xavier.

Il pourrait sembler démontré, en ce qui regarde Fléchier, que les copistes dont il se plaint avec quelque fracas, ne lui ont pas donné si grand sujet de crier à la trahison. Pour multiplier les moyens de contrôle, citons de lui deux exemples encore.

C'est d'abord un fragment du Panégyrique de saint Charles Borromée, prêché, nous apprend l’auteur luimêue, « dans lPEglise de saint Jacques de la Boucherie,

Pan 1684. »

Manuscrit F.(p.1329, ancienne pagination indiquant que ce panégyrique a fait partie d’une collection volumineuse. )

A peine estoit-il sorti de l’enfance qu'il se trouua reuestu d’une abaye considerable et maistre de tres grands reuenus. Avec quelle grauité representa il pour lors a ses parents qu'il ne falloit jamais faire seruir le sacré au prophane, que les richesses !de l'Eglise! ! n’estoient pas faittes pour entrer dans le patrimoine des familles, qu'il n’estoit pas permis d’esleuer sa maison sur les ruines du sanctuaire ny de s'enrichir aux dépens des pauures par le larcin qu'on leur faict.

C'est icy qu'il faut que Je

MiGne, {. XxII1, p. 818.

A peine est-il sorti del’enfance, que par la mauvaise coutume du siècle, 1l se trouve chargé d’une abbaye, et devient lui-même l'administrateur de revenus ecclésiastiques; avec quelle gravité remontre-t-1l à son père qu’il ne falloit pas employer un bien sacré à des usages profanes, que les richesses de | Eglise ne devoient pas entrer dans le partage d'une famille ; qu'il n'était pas permis d'élever sa maison sur les ruines du sanctuaire, et d'enrichir ses enfants des larcins que l’on fait aux pauvres.

C'est à vous que J'adresse ce

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