A... al Suam auctoritatem pertinere
ministerium sine vocante Deo suscipiendum ab ullo esse neqauit. Si Moyse a usé de cette reserue quand il s'agissoit d’un sacerdoce qui ne consistoit que dans le sacrifice des animaux, et à brûler quelques grains d’encens dans le sanctuaire, quelle circonspection ne crut-il pas qu'il falloit aporter pour le sacerdoce de la nouuelle [Loi] qui n'a point de moindre victime à immoler que Jésus Christ mesme, qui pour estre homme, ne laisse pas pourtant d’estre un Dieu et un Dieu égal à son Pere. Quelle sainte horreur n’eust-il pas eu de destiner un homme à un ministere qui fait trembler les anges ! Et cependant, c’est à ce sacerdoce que vous destinez vos enfants ! sans vous mettre en peine si Dieu les y appelle ou non ! Vous vous ingerez de vôtre propre choix ? de les destiner a une dignité dont les plus grands saints de l'Eglise se sont estimés infiniment indignes, comme les François d'Assise, de Paule 3, les saints Benoist et tant d’autres. S'il ne s'agissoit que de donner un successeur à Moyse # il y auroit moins à craindre; mais que de vôtre propre mouuement, vous vouliez donner des successeurs aux apôtres et à Jesus-Christ mesme, c'est une usurpation et une temerité que toutte l'éloquence humaine ue peut pas dignement exprimer, Il n'apartient qu'a Dieu, dit saint Paul, de se choisir des ministres : #doneos nos elegit. Christus non semelipsam clarificavit ut Pontifex fieret, sed qui locutus est ad eum dicens: filius meus es tu f.
Veut-on maintenant se rendre compte des modifications par lesquelles passaient les sermons, sinon sous la plume des copistes qui ne sont pas sans doute ici en cause, au moins dans la bouche de l’orateur répétant et redisant un même sermon dans des circonstances et devant des auditoires variés? Metions en double colonne deux
srédactions qui procèdent selon toute vraisemblance de « circonstances » différentes T.
1. A... que vous destinez vous-mêmes vos enfants et sans vous...