A... vous vous ingérez de les destiner à ure dignité
3. A... se sont estimés indignés, comme les François d'Assise et de Paule...
4. A... de donner des successeurs à Moyse et à Aron, il y auroil...
5. 1. Cor. ut, 6. Idoneos nos fecit minislros Novi Testamenti.
6 Hebr. v.5... locutus est ad eum : Filius meus es lu...
7. Toutefois, les citations extraites plus haut d'un unique sermon, une seule fois prononcé, la Profession de Mademoiselle de la Vailiére, seraient de nature à infirmer cette hypothèse.
Manuscrit Joursaxvauzr., — De la pénitence (Bourdaloue). — (Original).
In die cinerum.
Memento homo quia pulvis es el in pulverem reverteris (Gen., cap. 3).
Ce furent les paroles, chrétienne compagnie dont Dieu se servitau commencement du monde pour châtier et humilier le premier homme après sa désobéissance, mais ce sont ces mêmes paroles que Dieu adresse à chacun de nous en particulier par la bouche de ses ministres dans la cérémonie des cendres.
Ce furent des paroles de malédiction dans le sens que Dieu prononça, mais cesontdes paroles de bénédiction dans l'intention et la fin pour laquelle l'Eglise nous les fait entendre. Ce furent des paroles horribles et foudroyantes pour ces premiers pécheurs puisqu'elles signifièrent l'arrêt deleur condamnation, mais ce sont des paroles douces et consolantes pour les pénitens: puisqu'elles leur enseignent les voies de leur conversion et de leur justificaüon, Dieu même, dit saint Ambroise, prenant plaisir à exprimer parsa parole dont la signification est infinie, à opérer par elle dont la vertu est toute puissante, des effets entièrement opposés, c'està-dire se servant des mêmes termes pourconfondre et condamner les pêcheurs à la mort, pour instruire, pour absoudre et pour conduire les pénitens à la vie.
Je ne sais, chrétiens, si vous avez Jamais fait reflexion à une
Manuscrit PHELIPEAUX, I, P.
196. — Discours de la pensée de la mort pour le mercredi des Cendres.
Memento homo quia pulvis es el in pulverem revertiris. (Genes., C. à).
Souvenez-vous à homme que vous êtes mortel.
Ce sont les paroles que Dieu adressa autrefois à l’homme
pécheur et criminel.
Paroles de malédiction dans le sens que Dieu les prononça pour lors, mais paroles de bénédiction dans l’usage et dans les motifs que la sainte Eglise les dit aujourd hui à tous ses enfants, paroles terribles pour l’homme pécheur puisqu'elles le privent de cette éternité bienheureuse où il auroit toujours vécu sans son péché, mais paroles pleines de consolation pour les descendants de cet homme pécheur, puisqu'elles leur font espérer le moyen de [recouvrer] (?) cette immortalité. 4
Ms. JOURSENVAULT.
chose si remarquable , qui est rapportée dans le livre de l'Exode et qui vient très bien à mon su- Jet. Quand Dieu voulut autrefois punir l'Egypte, il commanda à Moïse de prendre une poignée de cendres et de la répandre en présence de Pharaon. Spargat tllum Moyses cinerem coram Pharaone. Et l'Ecriture remarque que ce fut un signal dont Dieu se servit pour lui prédire tous les horribles fléaux dont la terre (p. 2) d'Egypte fut par après affligée. Siique pulvis super omnem terram Æqgypti.
Dieu fait aujourd'hui le même commandement aux pretres de l'Eglise qu’il fit pour lors à Moise et a Aaron, il veut qu'ils prennent des cendres de dessus les autels el qu'après les avoir sancüfiées, ils les rependent sur tous les fideles ; tollite manus vestras plenas cinere.
Mais il faut avoüer que dans cette ceremonie l'intention des uns et des autres est bien différente ; car au lieu que Moïse et Aaron vouloient faire connoitre par la a Pharaon qu’il étoit abandonné de Dieu et qu'il n’en devoit attendre que les derniers sypplices, les pretres de l'Eglise par une conduite toute opposée ne rependent les cendres sur n0S testes que pour nous faire ressentir les effets de la bonté de Dieu et exciter en nous les sentimens d’une véritable pénitence.