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pour une identification certaine, les sermons que nous a gardés l'édition. Il en faut conclure que n1 Bourdaloue, préparant son édition, ni Bretonneau disposant les papiers de son prédécesseur, n’ont pas dû détruire ou négliger un grand nombre de ces morceaux.
On sera donc peut-être moins éloigné de repousser, que ne l’a fait par exemple Feugère, l'hypothèse admise par M. l’abbé Hurel, que Bourdaloue à vécu à peu près sur les sermons que nous a donnés son éditeur, sauf à les répéter, adapter et combiner. Il l’a pu faire dans une mesure que nous avons aujourd’hui quelque peine à comprendre, mais que la multitude des copies à variantes notables, accusant des redites différentes, amène à ne point déclarer invraisemblable.
Je ne hasarde cette conclusion que sous toutes réserves, mais Je puis affirmer que nombre d’exordes, tout à fait inédits et pleins de saveur pourront être aisément recueillis en vue de la future édition. Je rappelle comme spécimen de ce genre, celui du sermon des Rameaux 1678, devant Monsieur, qui m'a permis de dater à coup sûr ce curieux sermon!. Il est aisé de comparer avec l'édition, au 1v° dimanche du premier Avent, ce sermon dont le sujet avait peut-être été traité quelques années auparavant à la cour et de constater qu'après le début, tout de circonstance, nous avons un sermon déjà connu quant au fond par l’édition. Nous pouvons même accorder que très probablement Bretonneau n’a point créé l’adaptation du sermon au quatrième dimanche de l’avent. Beaucoup des virements des sujets et des jours liturgiques que les découvertes faites dans les vieux recueils nous donnent liéu de reconnaître, se trouvaient sans doute indiqués dans les papiers de l’orateur, surtout quand le transfert d’un sermon à une autre fête l'avait obligé à
1. V. Chronologie, 3 avril 1618, et Sermons inédils, p. 259. V. aussi la
péroraison du sermon sur la Paix du cœur avec son compliment à Madame. Sermons inédats, Dean 0