‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 114 sur 475 · À 656 LE COMPLIMENT FINAL DE L AVENT · texte numérisé non relu

À 656 LE COMPLIMENT FINAL DE L AVENT

qu’il n’était pas. éloigné d'admettre la position prise par le P. de Montézon, d’abord écartée !.

Dans une note de la page 283, à laquelle il renvoie ici, il écrit, parmi des remarques sur ce second avent :

Je crois que cet avent est de 1686. Voÿez la lettre de Mne de Maintenon à Me de Brinon du 25 décembre... Peut-être bien 1697. Voyez p. 542 où il est fait allusion au mariage du duc de Bourgogne, mais cette allusion n’est pas dans le sermon de La Toussaint, mais dans celui de Noel, et #/ n'est pas du lout certain, que tous les sermons de cet avent soient de la même année.

Il y avait une raison excellente pour que la phrase : «lheureux mariage qu’elle vient de faire » ne se trouvât point dans le sermon de La Toussaint, puisque la date du mariage du duc de Bourgogne est du 7 décembre 1697 (nous rencontrerons au sermon du 8 décembre un compliment formel aux nouveaux époux.) Disons-le, plus hardiment que Rochebilière, il est même certain que les sermons de cet avent ne sont pas tous de la même année. C’est dans les Mystères qu'on à reconnu celui de la Toussaint de 1697, à cause des allusions au traité de Ryswick. Feugère a donc eu raison de faire remarquer que Bretonneau, ayant entre les mains deux sermons de la même année 1697 «au lieu de les placer l’un et l’autre dans le même avent a rejeté l’un dans une tout autre

1. Après avoir écrit comme commentaire des mots du sermon: Un jour elle verra les fruits de cet heureux mariage qu'elle vient de faire: « Est-ce le mariage de M. le Duc avec Mademoiselle de Nantes, fille légitimée du Roi, le 24 juillet 1685, » il combat, dans l'opinion du P. Demontézon, une erreur de date, le mariage du duc de Bourgogne en 1696.

« Ce ne peut-être, dit Rochebilière, 1696, ni le mariage du duc de Bourgogne. En 1696, le P. Bourdaloue ne prêcha ni l'Avent, ni le Carème à la cour ni ailleurs. (Voy. la Lisle des prédicaleurs. C'est sans doute 1686). »

Mais précisant la date du mariage, il ajoute :

«Le mariage du duc de Bourgogne n'eut pas lieu en 1696, mais le 7 décembre 1697, et cel Avent est peut-être de cette année où il prècha l'avent à la Cour...»

Enfin il faut donner acte à Rochebilière qu'il a corrigé cette dernière phrase qui avait le tort de supposer le second avent comme un bloc unique.

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