‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 178 sur 475 · OUVERTURE A VERSAILLES DU QUATRIÈME AVENT · texte numérisé non relu

OUVERTURE A VERSAILLES DU QUATRIÈME AVENT

À Versailles, au Chasteau Royal du Louvre devant Sa Majesté. Le Reverend Pere Bourdaloüe Iesuite !.

En somme même dans son ordre, Bourdaloue ne rencontrait guère de rivaux pour la prédication, et sauf les noms de Gaillard et La Rue qui reviennent sans cesse, le sien règne à peu près incontesté. Est-ce pour cela que les renseignements prennent un caractère plus banal que Jamais quand la Gazette ou le Mercure signalent quelqu'un de ses sermons ? C'était un sujet usé que son éloge, et nous n’avons sur cet avent de 1689 que les sèches mentions du Journal de Dangeau. Au moins nous donnent-elles les dates ; la présence du roi semble restreinte aux dimanches.

Mardi 1°" novembre. — De Versailles, ce 4 novembre 1689.

Le premier de ce mois Sa Majesté revêtu du grand Collier de son Ordre communia dans la chapelle... L'après disnée Sa Majesté entendit la prédication du P. Bourdaloüe Jésuite, et Vespres chantées par la musique. {Gazeite de France, p. 263.)

Le prélat officiant mentionné dans la Gazette, était M. de Tulle, Humbert Ancelin, le successeur de Mascaron, qu'il faut ainsi compter parmi les auditeurs de ce sermon de la Toussaint. Faut-il essayer d'identifier ce discours, un des trois apparemment que l’édition nous a conservés. Comme les compliments trouvés dans ces trois sermons les ont déjà « placés et datés », du moins par conjecture, on peut supposer que l'éditeur qui disposait de trois sermons, mas d’un plus grand nombre de compliments, s'est borné à choisir parmi les différentes péroraisons celles qui lui semblaient plus intéressantes, se résignant

Cordelières au faubourg Saint-Germain, l'apparition d'un nom peu fréquent dans la Liste des Prédicateurs : « Le Reverend Pere Sanadon, lesuite. » Il ne s'agit pas cependant du traducteur d'Horace, Etienne-Noël, né à Rouen en 1676, le professeur d'humanités du Collège de Caen et de Louis-le-Grand (celui-ci ne devait entrer chez les Jésuites qu'en 1691), mais de son oncle Nicolas, déjà rencontré (v. plus haut, p. 599), alors directeur des retraites à la Maison professe, charge qu'il remplit pendant vingt-sept ans.

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