‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 242 sur 475 · SERMON A BASVILLE SUR SAINT CHERON · texte numérisé non relu

SERMON A BASVILLE SUR SAINT CHERON

Baron de Rosny, qui mourut en 1575, laissant Maximilien de Bethunel, de ce nom, Duc de Sully, Pair et Maréchal de France, Prince souverain d'Enrichemont, Marquis de Rosny, qui a le plus contribué à l'agrandissement de sa Maison, et Philippe de Bethune, comte de Selles qui a fait la branche de Charros. (Wercure galant de juin

1692, p. 39.) , C’est le 28, dernier dimanche de septembre, que Je placerais le sermon sur saint Chéron qu'un couplet de Coulanges nous signale, si toutefois il est bien de cette année.

Pour le P. Bourdaloue qui préchoit à St Cheron paroisse de Basuille le iour de la feste du saint

(sur l'air de Griselidis.)

C'est auiourdhuy la feste La feste du patron Tout le monde s’appreste Pour entendre un sermon Des plus exquis Qui dira que sans teste Dieu receut St Cheron En paradis !

Rochebilière qui avait recueilli cette note, parle du

1. (Mss. autogr. de Coulanges. Biblioth. nationale, 21 fr. 178212, {0 56, vo.) Cette chanson sous la date de 1692 est au Recueil de Maurepas, t. xxvi, f0421, « S. Chéron, martyr au pays chartrain vers le v° siècle les voleurs le tuèrent à 3 lieues de Chartres comme il partait pour évangéliser Paris ils lui coupèrent la tête : c'étoit un vieillard ; l'invention de St Cheron dans l'abbaye de St Cheron le 16 juin et la translation le 28 octobre ; le 28 mai jour de son martyre ou de sa première sépulture. Ses reliques se conservent toujours dans l'abbaye de son nom près Chartres. L'an 1681 le vicaire général (M. de Brisay) de l'évêque Ferdinand ouvrit la Chasse du St Martyr à la prière des Chanoines réguliers le xve jour d'avril. Il en tira un os de l'épaule droite dont les religieux de cette abbaye du consentement de l'évêque firent present à M. le President de Lamoignon pour l'église de Saint-Chéron dit de Mont-Couronne l’une des paroisses de sa terre de Basville aux extremités du diocèse de Chartres du côté de Paris. Ta cérémonie de la translation s’en fit le dimanche xxvu1 jour de septembre de la même année: ét la fête s'en renouvelle tous les ans- au dernier dimanche de ce mois *.» (Les Vies des Saints, par A. Baillet. Paris. J. de Nully, 1701, es {, 11, col. 448-451. Biblioth. Ste Geneviève H 786. Au ?8 mai.)

© * En 4692, le 28 tombait un mercredi, le Dimanche précédent étoit la Pentecôte et le suivant le 1°" juin fête de la Trinité. (R.)

28 mai, qui est la date de la fête du saint, et parait embarrassé à bon droit de choisir entre les deux dimanches voisins, dont le premier est la Pentecôte, évidemment à exclure, et le suivant, la Trinité, aussi improbable. A bien interpréter les renseignements qui lui sont dus, il semble qu'il faille indiquer pour cette fête locale de la paroisse

de Mont-Couronne, le dernier dimanche de septembre,

assigné comme anniversaire de la translation du 28 septembre 1681; il tombait à nouveau le 28 en 1692. Cette époque me paraît d'autant plus vraisemblable qu’elle était celle des vacances prises à Basville par Lamoignon et ses hôtes. Bourdaloue était souvent de ceux-ci et futsans doute en 1692 l’orateur chanté par les vers badins de Coulanges. C’est encore un des sermons à retrouver.

A rappeler ici pour mémoire les lettres du mardi 19 juillet à Bellefonds'! sur la démission de l’abbé de Broglie, publiées dans Bourdaloue, sa Correspondance ? et la réclamation insérée au Journal des savants du lundi 1° septembre, contre l'édition des sermons parue sous le nom de Bourdaloue et soi-disant chez la V® Cramoisy *.

L’avent à Saint-Paul, quoi qu’en ait dit M. l’abbé Pauthe, a laissé quelque souvenir *.

1: novembre (samedi) fête de la Toussaint. La Gazette nous signale la présence de Monsieur, Madame, etc., à

{. Bourdaloue s'y excuse d'accepter un sermon pour le 15 octobre à Vincennes à cause d'engagements pris pour ce mois.

2. Chérot, p. 115 et suiv. Lettre de Bourdaloue à M. F. de Lamoignon sur la démission de l'abbé de Broglie insérée pour la première fois dans le t. xvi de l'éd. in-8 de Lebel, Versailles, 1812, p 9280. J'ai ce volume, voir les notes que j'y ai jointes pour y fixer les dates d'années, L'original ne porte que le jeudi matin, 7 d'août. Le fac-simile est dans l'Zsographie française de Mme Delpech qui est au dépôt des Estampes de la Bibliothèque nationale (R.)

3. V. plus haut, première partie, livre 1, ch. n1, p. ?1. Cf. Chérot, p. 101.

4. Pauthe, p. 180 : « Au sujet du carême prèché à la Salpêtrière et de l'avent prêché à Saint-Paul en 1692, on ne trouve de mention nulle part. Mne de Sévigné ne fait qu'indiquer la station donnée dans sa paroisse. ) Nous avons vu (p. 783) qu’elle mentionne aussi le succès obtenu à Saint- Louis de la Salpêtrière. d

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