TRADUCTION LATINE DES SERMONS
qui ignorent le français, avantage que procurerait une traduction latine, Je le désire vivement et dans l’intérêt général et pour ma satisfaction privée, n'ayant rien plus à cœur que de lire ce que Votre Révérence a produit au plus grand bien de la religion et pour l’honnenr insigne de notre Compagnie.
Dans le Post-scriptum, écrit de sa propre main, le Général revient sur cette idée d’une traduction latine :
Que je serais heureux que les œuvres de Votre Révérence fussent
traduites en latin : Que Votre Révérence Veuille y songer pour le bien de tous et le plus grand honneur de notre société 1,
Jeudi 25 mars. Le -P. Chérot me semble avoir eu tort de dater du 25 mars 1694 le sermon prononcé à
Saint-Eustache, dont Bourdaloue parle dans sa lettre à M"* de Maintenon ?.
14 mai 1694. Quesnel à du Vaucel.... M. le Dauphin n’a fait ni pâques ni jubilé. Le roi lui a fait donner quelques avis par le P. de la Chaize et par le P, Bourdaloue. Ces Pères lui dirent qu'il
1. Ce souhait ne fut réalisé qu'en partie, car la traduction parue à la Flèche, en 1713, ne fut jamais achevée. Le P. de Saliguy, envoyé à la Flèche vers 1710 « pour y traduire en latin ces sermons,» ne publia que l'avent en 1713, etles deux premiers volumes du carème en 1714 et 1715 ; 1l mourut en 1725, laissant le troisième en manuscrit. Cf. Sommervogel, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, t. vu, col. 471.
2 Bourdaloue, sa Correspondance, p. 124, note 1. Ni Saint-Simon, ni Mgr Blampignon, qu'il rappelle ici, ne conduisent à cette conclusion. IL faut tenir compte de la date indiquée par Saint-Simon, que ie P. Chérot a rappelée ailleurs (Autour de Bossuet, p. 32). C'est en 1697 que La Rue donne à la cour son sermon de l’Annonciation, si retentissant; le même jour, d'après les Mémoires, Bourdaloue et Gaillard « chargeaient à fonds le quiétisme, ainsi que le jésuite prêchant à Versailles. » Pour Gaillard, c'est à Saint-Eustache précisément qu'il faut placer la scène en 1697, tandis que Bourdaloue, non désigné dans la Liste, nous laisse en doute sur l'exactitude de Saint-Simon. En tout cas, il ne peut être question de 1697, pour le sermon de Saint-Eustache dont parle Bourdaloue le 10 juillet 1694, Il m'a semblé plus probable de rattacher ce sermon, que Bourdaloue dit avoir fait «sur cette matière» du quiétisme, mais sans date liturgique, puisqu'il n'en indique pas à son second carême de Saint-Eustache, de l'année 1688. La poussée quiétiste, au xviI* siècle, est bien antérieure aux Maximes des Saints et à l'époque où Mme de Maintenon commença à s'alarmer pour Saint-Cyr des doctrines de Mme Guyon. Du reste, le Moyen court paraissait avec approbations de deux docteurs de Lyon dès le 25 mai 1686, et c'est Le 30 novembre 1689 qu'un décret de l’Inquisition le frappait dans son rapide développement,