‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 273 sur 475 · BOURDALOUE A JOUARRE · texte numérisé non relu

BOURDALOUE A JOUARRE

admises par scrutins secrets. Marie-Anne de Rohan-Soubise, l’une des six, reçut l’habit des mains de M. l’évêque de Meaux, qui revint

l'année suivante recevoir ses vœux et donner l’habit à M'® de Guimenée. Le P. Bourdaloue qui avait prêché à la prise d'habit de M de Soubise, prêcha encore à sa profession, et le P. Soanen précha à la prise d'habit de M'° de Guimenée. ( Vie de Bossuet manuscrile, par Pérau.) La vêture de M'* de Soubise fut le 6 avril 1695, sa Profession, le 1 mai 1696, M. de M. était venu la veille, 30 avril, pour l’examiner. (Notes de Ledieu 1.)

Nous pourrions fort bien posséder, à notre insu, ces deux sermons prêchés pour M" de Soubise, soit que Bourdaloue ait pris un des cinq sermons sur l'Etat religieux, conservés dans l'édition, et sans doute répétés nombre de fois, soit que les discours composés pour la circonstance, aient été recueillis et imprimés dans les £ssais de Panéqyriques et Vêtures, publiés en 1692 par l’abbé du Jarry. Celui de la prise d’habit de M d’Elbeuf, sur le texte: Fortitudo et decor vestimentum eus, resté inédit partout ailleurs, y avait été inséré, sans nom d'auteur ?. Il est possible que les rééditions ou des publications analogues à ces Æssais, aient ramassé ainsi, en les démarquant, bien des œuvres de circonstances de Bourdaloue perdues à peu près pour nous.

La correspondance de L. Antoine de Noailles *, évêque de Châlons, puis archevêque de Paris, avec son frère Gaston, son successeur à Châlons, publiée par la Revue Bossuet ‘, nous offre, dans la lettre datée du 16 mai, une mention de Bourdaloue.

éditeurs ont lu mépris, au lieu de scrulins. On voit done que dès 1693 l'opinion de Bossuet était ferme quand il écrivait: Je ne sens aucun mouvement de changer pour le scrutin, mais plutôt dans ce point-là une inébranlable fermeté fondée sur ce que autrement, les délibérations ne sont pas libres.

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