‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 334 sur 475 · EXHORTATIONS POUR DES SÉMINAIRES · texte numérisé non relu

EXHORTATIONS POUR DES SÉMINAIRES

le séminaire irlandais, susceptible aussi d’être attribuée à plusieurs dates, a peut-être quelque connexion avec une nouvelle qu’on lit aux Mémoires de Sourches, et qui Pa fait assigner sans hésitation par Lauras à l’année 1698. Ce serait en ce cas une des dernières prédications de Bourdaloue à Versailles, postérieure à ses adieux à la cour de l’avent 1697. Mais rien n’est moins légitime que cette assurance. Les vaines recherches que j'ai faites pour rencontrer une date plus sûre, m’ayant amené, avec de très vagues probabilités à l’année 1696, il ne sera point | déplacé, pour mieux marquer que l’époque reste incertaine, de situer ces diverses exhortations dans un chapitre, pour ainsi parler, hors de toutes dates.

Voyant, dit le biographe des Saints Prêlres du clergé français, Joseph Grandet, que les jeunes gens de qualité et riches, qui se destinaient à l'Eglise ne manquaient pas d'éducation dans les séminaires où ils payaient pension, et que d’ailleurs il n’y avait pas apparence de les engager à être vicaires ou maîtres d’écoles des paroisses champêtres, quand une fois ils avaient reçu le sacerdoce, il s’appliqua à former de pauvres écoliers, enfants de grâce et d’un bon naturel, pour faire de bons prêtres de campagne ?.

La première des deux exhortations concerne le séminaire fondé par M. de Chansiergues dont nous avons déjà rencontré le nom *. Né à Pont-Saint-Esprit le 1° janvier 1634, et arrivé à Paris vers 1075, François de Chansiergues,

1. On lit dans les Mémoires du marquis de Sourches, au 15 août 1698 : « On fit, en ce temps-là, de grandes quêtes à la cour, pour les pauvres ecclésiastiques Irlandais que le roi d'Angleterre avoit tous chassés de leur pays.» (T. vi, p. 55.) « C'est à cette occasion, ajoute ici le P. Lauras (t. 11, p. 319), que le P. Bourdaloue prononça devant les dames des assemblées de charité, l’exhortation sur la charilé envers un séminaire ». — Une fois de plus, il faut déplorer cette assurance qui tranche en l’absence de toute preuve, et fixe une date, sans le moindre correctif, comme aussi cette inexactitude dans la manière de citer ; il fallait faire entendre que, dans l’œuvre de Bourdaloue, deux discours portent ce même {itre. Plus rigoureusement même, il faut dire que le discours en faveur des Irlandais est intitulé par Bretonneau, qui l'avait mis le second : Autre exhorlation, etc.

DL ep 2200

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