‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 340 sur 475 · LA TRANSLATION DU SÉMINAIRE DE LA PROVIDENCE · texte numérisé non relu

LA TRANSLATION DU SÉMINAIRE DE LA PROVIDENCE

la mort de Chansiergues, il y avait trente-huit de ses séminaires fondés en diverses villes. La mort du fondateur n'avait pas arrêté le développement de son œuvre : « Louis XIV, dit M. Faillon, qui avait favorisé ses entreprises, apprenant sa mort lorsqu'il était au siège de Mons, en témoigna son regret et dit que le clergé de France faisait une grande perte. » Mais ce qui valait mieux que des regrets, ce fut l’aide efficace que reçut linstitution Saint-Louis au moment de cette translation rue d’'Enfer. Ce doit être là ce «commencement » dont il est parlé dans le sermon, en même temps qu'il y est question de «maintenir » une institution ayant déjà un passé!. Chansiergues mourant avait recommandé ses séminaires « au zèle de trois vertueux ecclésiastiques, depuis évêques, Godet des Marais, La Frezelière et Le Peletier, fils du ministre? ».

qui ne faisait pas que « de commencer », puisqu'il est de 1642, ni celui des Bons-Enfants, de la même date. J'avais pensé d'abord au petit séminaire de Saint-Sulpice, fondé en 1684, pour ceux qui ne pouvaient payer la pension du grand Séminaire. Il recevoit des sujets comme le grand séminaire de tous les diocèses. Ce n'était pas un petit séminaire au sens actuel, mais un vrai grand séminaire, appelé petit par opposition au grand Séminaire Saint-Sulpice. Cependant tout ce qui est dit de lui ne convient pas absolument. Bourdaloue a fait ce sermon de charité pour le Séminaire fondé par M. de Chansiergues, dans la rue du Pot-de-fer en face du Noviciat des Pères Jesuites, dans la maison de M. de Farainvilliers. Ce fut le commencement du Séminaire Saint-Louis, transporté, en 1696, rue d'Enfer. On les appela les Séminaires de la Providence (fondés pour les pauvres écoliers dont on voulait faire de bons prêtres de campagne). Sur le fondateur de cette œuvre, voir J. Grandet, Les saints Pretres français du xvu* siècle ({re série, p. 265.) Vie de M. Olier, par Faillon, 4: édition en 3 volumes, t. 11, p. 306-307. Le réglement de ce séminaire est à l'Arsenal, n°0 {1b jurisp. in-80 : /églements observés dans le séminaire de La Providence ou Saint-Louis inslilué par M. Fr. Chansiergue, avec la vie de l’insliluteur.»— (Lettre du3 mars 1899) Grâce à ces renseignements, je crois pouvoir affirmer l'occasion, sinon la date de ce sermon de Bourdaloue, et je ne saurais trop remercier le complaisant et érudit bibliothécaire de Saint-Sulpice, de l'intérêt qu'il n’a cessé de prendre à ce travail. Le 28, M. Levesque m'écrivait: «Je suis de plus en plus convaincu que c’est bien le séminaire de M. de Chansiergues... En lisant sa vie par M. Grandet, et en même temps le sermon de Bourdaloue, on ne peut s'empêcher de remarquer les nombreux points de contact.

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