‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 341 sur 475 · LES SUCCESSEURS DE CHANSIERGUES · texte numérisé non relu

LES SUCCESSEURS DE CHANSIERGUES

Ce fut aussi le curé de Saint-Jacques de la Boucherie, Antoine Lauzi, qui prit sa succession et est nommé dans les lettres patentes obtenues en 1696”; cet Antoine Lauzi était-il déjà curé du temps où Bourdaloue y prêcha le second carême de 1679, je l’ignore, et je ne sais si c’est à l'occasion de la nouvelle installation et des lettres patentes de 1696, que le sermon qui nous occupe fut prononcé. C’est cependant une conjecture plausible ; aussi le texte des lettres patentes obtenues à cette date, après la mort de M. de Marillac, le curé de Saint-Jacques de la Boucherie, prédécesseur de M. Lauzi, semble se rapporter à cette allocution. Sans doute elle suivit de près les modifications auxquelles durent donner lieu les libéralités du testament de M. de Marillac.

«L’archevêque de Paris, depuis cardinal de Noailles, dit encore Picot, approuva l'établissement sous le nom de Séminaire Saint-Pierre et Saint-Louis, et lui obtint des lettres patentes. Le principal bienfaiteur de la maison fut Louis de Marillac, arrière-petit-fils du garde des sceaux *. L'abbé de Marillac, successivement supérieur des prêtres du Calvaire, œœré de Saint-Germain l’Auxerrois et de Saint-Jacques de la Boucherie, fit présent au séminaire Saint-Louis de la maison où cet établissement fut fondé, et il joignit à cette libéralité celle d’une maison qu'il possédait à Gentilly *.»

1. On les trouvera (note Oo du livre 1v) transcrites en partie de la Gallia chrisliana.

2. Nous avons déjà rencontré son nom à propos du calvaire du Mont- Valérien, en parlant du discours prononcé par Bourdaloue au pied de la croix du Bois de Boulogne, le 14 mai 1684. V. plus haut p. 576.

3. Picot, 1 e. La notice biographique de l'abbé de Marillac se lit aussi dans Les saints Prètres français de Grandet, t. 1, pp. 269-282. Né vers 1648, troisième fils de Michel de Marillac, docteur de Sorbonne, prieur de Langey, curé de Saint-Germain-l'Auxerrois en 1690, puis de Saint- Jacques-la-Boucherie en 1694. On y lit, p. 281 : « Quelque temps avant sa mort, il fit son testament, par lequel il légua ses maisons de Paris et de Gentilly à une personne de probité et de confiance pour y continuer le bien qu'il y avait commencé à l'égard de jeunes ecclésiastiques. M. le cardinal de Noailles archevêque de Paris, interprétant favorablement ses

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