‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 352 sur 475 · ÉLOGES DE BOURDALOUE · texte numérisé non relu

ÉLOGES DE BOURDALOUE

Le Mercure galant d'avril contient aussi cet essai poétique (?) où le nom de Bourdaloue est signalé.

Vous ne serez pas faché de voir ce que Mr l'Abbé de Poissy (de Caen) a écrit au jeune Fils de M. le Comte de Crecy (le plénipotentiaire de Ryswick 1.)

Voici les vers qui regardent Bossuet et Bourdaloue :

Bossuet, ce fidelle & sacré Conducteur

Decouvre en ses Ecrits des routes assurées

Et ramene au Troupeau les Brebis égarées En bon & vigilant Pasteur.

Par le docte secours d’une vive eloquence

Le zelé Bourdaloüe a seû charmer la France Et son Stile remply d’une sainte Onction ? (!), A jetté le Pecheur dans la Componction 3...

Sur Bourdaloue, outre la mention d’une réimpression, dit-on, de ses Avis pour la Sainte Communion *, et de sa

ordre du Roi, et qu'ayant eu le choix des villes d'Orléans, et de Blois ou de Nantes, il avoit choisi la dernière, pour y passer deux ans suivant l’ordre de sa Majesté. » Sourches, t. vi, p. 158.

1. « C’est une épitre en vers mêlés de prose, dont le thème général est un éloge de l'instruction, par opposition aux ridicules qu'entraine aprés soi l'ignorance, dans toutes les carrières. »

2. L'onclion est peut-être ici amenée par la rime. 3. Ensuite est loué Fagon «cet Homme inestimable..., etc. »

4. Avis pour la Ste Communion par le R. P. B... (Bourdaloue) de la Cie de Jésus, nouvelle édition, À Paris, chez Jean Villette, 1698, in-16, sans approbation, {06 pages. Nouvelle édition avec le nom de Bourdaloue, 1737, in-12. (Voyez la nouvelle édit. in-f° à trois colonnes non encore imprimée de la Bibliographie des Frères de Backer à moi communiquée par le P. Sommervogel, t. 1, col. 8%, ait, 13.) L'édition de 1698, qui n'est pas la première, puisqu'elle porte: Nouvelle édilion, est à la Bibl. impériale 8° D. Inventaire N° 24.605. On n'a point trouvé la première édition, ni celle de 1737. Cet avis est imprimé (sans qu'on avertisse qu'il a - déjà été imprimé) sous le titre de Instruction pour la Communion dans l'édition originale des Exhorlalions el Instructions chrétiennes données par le P. Bretonneau en 1721, 2 vol. in-8, t. 11, pp. 450-474, douzième et dernière instruction à la fin du volume. Le P. Sommervogel qui a donné ce renseignement aux PP. de Backer l'avoit trouvé lui-même dans le catalogue du chanoine Major, Belgique, 2 vol. in-8, N° 1740. (R) — Quelle que soit la date de la première édition demeurée introuvable, nous avons donc ici un «opuscule » de Bourdaloue imprimé de son vivant que j'ai omis de signaler dans ma Bibliographie crilique.— J'en ai aussisous les yeux une anonyme antérieure à l'édition de 1737: Avis pour la sainte Communion, Strasbourg, chez Simon Kürsner, pMcOxvunt, in-32, 104 p.

896 PROFESSION DE M AMELOT correspondance (prétendue) avec M"° de Maintenon, dont témoigne la fausse piste indiquée par Languet', nous n'avons de lui en 1698 que la date approximative d'un sermon pour la profession de Marie-Séraphine Amelot ?, prêchée après le 25 mai, à la Visitation du faubourg Saint-Jacques.

Pour donner quelque ordre à nos nouvelles nous suivrons celui du

temps et nous remonterons jusqu’à la veille de la déposition de (Marie-Henriette de Chandenier #). Ce jour fut si rempli de ceremo-

1. «.... Mme de Maintenon.... désira éclairer sa docilité même ... en consultant diverses personnes telles que M. Joly, supérieur général de la Congrégation de Saint-Lazare, M. de Noailles, évêque de Châlons, depuis archevêque de Paris, avec qui alors elle n'avoit pas encore de liaison particulière, MM. Tiberge et Brisacier supérieur du Séminaire Saint- Sulpice, et le P. Bourdaloue. C'étoit au printemps de l’année 1698 (sic, lisez 1694) qu'elle leur écrivit à chacun en particulier, et elle eut la consolation de voir que sans se consulter, ils pensoient tous de même sur les écrits de la dame Guion.

» Madame de Maintenon, fortifiée par tant de suffrages dans l’obéissance qu'elle avoit rendue à son évêque, travailla à inspirer cet esprit à toute sa maison et à en déraciner celui que Mme Guion y avoit mis...»

(Mémoires inédits de Languet de Gergy, archevèque de Sens, publiés par M. Th. Lavallée, Paris, Plon, 1863, in-8, p. 367 et suiv.) (R.)

« De Mme de Maintenon au Cardinal de Noailles, archevêque de Paris.

13 mars 1698.

«Je me presse de vous renvoyer votre ouvrage, monseigneur, dont je suis parfaitement contente...»

20 mars.

«Je vous envoie l'original de toutes les réponses à la consultation que je fis il y a quatre ans *; la vôtre n'est pas datée, mais elle est du même temps que les autres; celle qui n'est pas signée est du P. Bourdaloue. Je vous supplie, monseigneur, de me rendre tous ces originaux la première fois que j'aurai l'honneur de vous voir et de dater votre réponse, si vous le jugez à propos. » (Correspondance générale de Mme de Maintenon... par Théophile Lavallée, 1866, in-12, t. 1v, p. 224). — Il s'agit de la lettre du 10 juillet 1694. Cf. Chérot, Bourdaloue, sa correspondance, p. 122.

?. Est-ce la fille de Michel Amelot, marquis de Gournay, président au bureau du commerce, marié au mois de juin 1679 à Catherine le Pelletier de la Houssaye, mort le ?1 juin 1724? La Chesnaye-Desbois, (t. 1, p. 227, in-4), indique une fille à la Visitation du faubourg Saint-Jacques dont il ne donne pas les prénoms. C'est le troisième enfant et la première fille. J'ai la carte mortuaire de son père et celle de son mariage. (R.)

3. Catherine-flenriette de Chandenier, sœur de Marie-Henriette, mourut dans le 2* monastère de la Visitation de Paris (faubs St-Jacques}, à 94 ans et 76 de profession, elle fut 14 ans supérieure; on ne donne aucune date dans sa Circulaire du 24 novembre 1706, elle avoit eu pour directeur le

* La consultation qu’elle fit, en 1694, sur les livres de Me Guyon (V. t. 1, p. 406.)

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