SERMONS ISOLÉES
nies que nous n'eumes presque pas un moment pour respirer, la première fut la vêture de notre chere Marie Séraphine Amelot, petite nièce de... Sr Marie-Thérèse, notre ancienne déposée. C’est une élève de notre petit noviciat. Nous ne faisons pas moins de fonds sur notre chere sœur Marie-Séraphine qui doit aussi dans peu de jours consommer son sacrifice. Mgr l'archevêque sera lui-même le grand Prêtre qui immolera cette jeune victime au Seigneur, et le Reverend Père Bourdaloue fera la prédication, nous ne doutons pas qu'il ne s'en acquitte avec toute la force, l’éloquence et le succès qui lui sont ordinaires 1...
»« II. L’année 1699.
La Liste de 1699 nous fournit quelques indications clairsemées sur le carême, pendant lequel Bourdaloue se fit entendre en deux églises, ou mieux, deux chapelles, chez les Nouvelles Catholiques, et aux Nouveaux Convertis.
Aux Nouvelles Catholiques, voici, d’après la Liste, quel était l’entourage immédiat de Bourdaloue :
Aux Nouvelles Catholiques, rue Neuve Ste Anne; le 1. Dimanche, Monseigneur l’Evêque de Gap ?; le 2. Dimanche & le jour de Pâques, le R. P. Bourdalouë, Jesuite ; le 3. Dimanche, M, le Breton, Docteur de Sorbonne & Curé de St Hyppolite(srce;) le jour de l’Annonciation, &
P. Bourdaloue. (Bibl. nationale Circulaire de la Visitation Ld. 1732, 2+ monastère de la Visitation placée par erreur dans le 3: monastère, datée du %5 janvier 1721, p. 4.) Marie-Henriette de Chandenier à un article étendu dans le t. 1, p. 40 de l'Année sainte des Religieuses de la Visitation Ste-Marie. Janvier, Annecy, 1867, in-8 que j'ai vu à la Bibl. nationale. Marie-Henriette de Chandenier étoit déposée avant le 19 juillet 1697. (Voyez la circulaire de Geneviève Cousinot du 19 juillet 1697, p. 5.) Le registre de la Visitation du faubs St-Jacques ne commence à donner les professions qu'au 27 mai 1771. 1] ne contient rien par conséquent sur Marie-Séraphine Amelot ni sur aucune des religieuses dont Bourdaloue a prêché la vèture. On trouve au 7 juin 1711, p..34, la vêture de Valence Amelot de Chaiïllou, morte le 5 juin 1752. Marie-Séraphine ne devint pas supérieure de St- Jacques, car je ne vois pas sa signature au registre. (R.)
1. Bibl nationale, Catalogue imprimé de l'Histoire de France Ld. 172?, 2e monastère de Paris, rue Saint-Jacques. Circulaire de la Visitation, p. ?, datée du 25 mai 1698.
2, L'évêque de Gap était sans doute Charles-Bénigne Hervé, élu en 1684, mais, à cause du délai des Bulles, sacré seulement le 7 décembre 1692. V. Jean, S. J. Les Evéques, etc., p. 30.