‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 367 sur 475 · IV. L’année · texte numérisé non relu

IV. L’année

Un détail relevé par Rochebilière dans une lettre du 13 février prouve que Bourdaloue était en relation avec M°° de Louvois : |

Mre de Louvois étoit en relation avec le P. Bourdaloue. Je lis dans une lettre que je crois être du précepteur ou du directeur de l’abbé de Louvois. «.... L'arrivée du P. Bourdaloue interrompit notre conversation....1»

Il sera confirmé bientôt par des fragments de la correspondance de la marquise d'Huxelles ?.

La Liste des Prédicateurs nous indique trois sermons de Bourdaloue, dont deux aux Nouvelles Catholiques, dimanche de la Passion et vendredi saint, et celui de Pâques, à Sainte-Élisabeth. Les dates sont l’unique détail qui nous en reste *.

Aux Nouvelles Catholiques, rue neuve Ste Anne, quartier S. Roch ; le 1.3.4 & 6. Dim. M. l'Abbé Drüillet, Docteur de Sorbonne,

taire 13078. C’est un in-8 de 3 feuillets préliminaires et 83 pages, il est au catalogue imprimé de la Théologie sous le n° que j'ai indiqué. L’exemplaire est aux armes de Huet, qui ne l'a pas annoté et n'a pas indiqué le nom de l’auteur, mais qui a mis sur la garde, en grec: « 15 novembre 1708.» C'est sans doute la date de sa lecture. L'ouvrage ne devait pas avoir paru beaucoup avant et c'est probablement vers la fin de 1700 que ce livre a été publié. » (R.) Je me suis prononcé dans ma Bibliographie critique (p. 11) contre l'attribution à Bourdaloue du livre du Père Daniel.

1. Bibl. Nationale, manuscrits, Résidu de S. Germain, 139, f0 193. (R.) 2. V. plus bas, octobre 1703.

8. À Saint-Roch, prèchait Gaillard et Bretonneau, à Saint-Louis en l'Isle. Le P.Chaussemer donnait un certain nombre de sermonsisolés, par exemple, celui de l’Annonciation, chez les Petites Cordelières de la rue de Grenelle, et le 3° samedi (26 mars) aux Nouveaux Convertis, à côté de l'abbé de Villiers, l’ancien confrère de Bourdaloue, désigné pour le 1er et le 7e, des abbés Anselme et Boileau, d'un orateur anonyme et d'un certain abbé, frère du jésuite Gaillard , qui allait, durant quelque temps, rendre plus fréquent ce nom sur la Liste des Prédicateurs. A Saint-Jacques du Haut- Pas, c'était aussi un Père de l'Oratoire, le P. de Malinguehen, qui occupait la chaire. Le P. Kéraphin prèchait à Saint-Jean-en-Grève, et Massillon à la cour.

"Il avait donné cette année-là le sermon de la Pentecôte devant le roi; on lit dans les Mémoires de Sourches : « Le 30 mai, l'après-dinée, le Roi entendit le sermon de l'abbé

Gaillard, qui réussit très bien. » Sourches ajoute cette note : «Frère du célèbre P, Gaillard, jésuite. Il étoit Provençal. » (T. vi, p. 260.)

PROFESSION DE Ml° DE MONTHOLON 911

Archidiacre & Grand Vicaire du Mans : le 2. Dim, M. l'Abbé Brunet, Docteur de Sorbonne: le 5. Dim. 1148 mars! & le Vendr. saint [25 mars, le R. P. Bourdaloüe, Jésuite ; le jour de l’Annonciation, le R. P, De Combes, de l'Oratoire: Et le jour de Pasque M. l'Abbé Anselme. Le R. P. de la Tour, Général de l’Oratoire, fera aussi des conférences tous les Vendredis de Carème.

A Ste Elizabeth; le R. P. Chaussac, Prêtre de la Doctrine Chrétienne ; & le R. P. Bourdaloüe, Jésuite, le jour de Pasques.

Jeudi 19 mai. — Sermon de profession de M" de Montholon, à Jouarre. Les détails conservés sont dus uniquement au Journal de l'abbé Ledieu. Ils se bornent à constater que Bossuet fit la cérémonie, et entendit Bourdaloue. Ce n’était point la dernière fois, et nous retrouverons à Meaux, en-1702, notre prédicateur !. En cette année 1701, la conversation de l’évêque de Meaux avec le religieux, son hôte du 18 mai et son compagnon de voyage vers le monastère de Jouarre, telle que l’a relatée Ledieu dans son Journal, ne manque pas d'intérêt psychologique.

Mercredi 18 mai 1701... Au retour il a trouvé (Bossuet à Meaux) chez lui le pere Bourdaloue et M. de Montholon, 1° président au

Parlement de Rouen, et M. de la Guillaumie, conseiller au Parlement de Paris ? qui ont tous dîné avec lui, et sur le soir, M, de Meaux,

1. Il donnera encore un sermon de vêture à Meaux, le 22 octobre 1702, devant Bossuet.

9, Sur la famille de Montholon, alliée aux Guillaumie, V. mes Lettres de Bossuet révisées sur les aulographes, p. 54. — Cf. Inventaire du mobilier du premier président de Montholon (Extrait du Bullelin de la Commission des Antiquités de la Seine-Inféricure\reproduit dans les Mélanges hisloriques el archéologiques concernant le département de la Seine-Inférieure, etc... par Charles de Beaurepaire, 1897, p 813-324. Montholon (Charles-François de), sieur d'Aubervilliers ou Notre-Dame-des- Vertus, près Paris, était conseiller au Grand Conseil depuis le 18 janvier 1674, lorsqu'il fut nommé, le 12 décembre 1691, Premier Président au Parlement de Rouen, en remplacement de Charles-François de Ris, décédé. Sa réception eut lieu le 18 du même mois. Il mourut à son château d'Aubervilliers le 9 juin 1703... Montholon s'était marié deux fois; le 4 octobre 1679, avec Anne-Marie de la Guillaumye, fille de Jean de la Guillaumye, secrétaire ordinaire du conseil privé, et de Catherine Lallemand, fille d'un maître des Requêtes (elle mourut à Rouen en 1694); la seconde fois, avec

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