LA ( RÉGULARITÉ )» DU COUVENT DES CORDELIÈRES
Mile de Novion, écrit le recueil officieux au numéro de février 1703, prit l’habit dans le Monastère des filles de Sainte-Claire de la Nativité. Le Couvent que cette Demoiselle a choisi pour y finir ses jours dans le service du Seigneur & dans la pratique des Vertus Religieuses, est un de ceux de cette grande Ville où la Regle & les devoirs Monastiques sont le plus rigoureusement observez : en effet ces Dames vivent dans la pratique la plus exacte de leur regle & dans l'esprit le plus parfait de leur Institut: & elles n’ont point encore éprouvé chez elles l'effet funeste de la volubilité des choses humaines, laquelle se fesoit sentir dans la Maison du Seigneur aussi souvent qu'ailleurs, je parle du relaschement & de la tiédeur ou tombent dans la suite des temps les Compagnies & les Societez les plus austeres : car l'esprit humain se dégoute bien vite de cet esprit de ferveur & de ce zele qui se font remarquer dans le commencement des Etablissemens Religieux 1.
Cette recommandation se retrouve presque dans le sermon du dernier jour de décembre, au moins autant que permet d’en juger l'identification de l’analyse du Mercure avec le Quatrième sermon sur l'estat religieux*.
Rien n’oblige à supposer que le sermon imprimé par Bretonneau n’a été composé qu’en 1702 et que nous avons ici le texte même qui répond précisément au sommaire retracé par le Mercure. C’est du moins le même sermon, en ce sens que parmi les divers discours de vêture ou profession qu'avait tout prêts le vieil orateur, et qui apparemment avaient élé tous déjà prêchés, le sermon sur l’'Opposition mutuelle des religieux et des chrétiens du siècle, fut repris pour la vêture de M" Chevalier. Quelques particularités purent être ajoutées, quelques modifications faites, que le soin de l'édition aura fait négliger. Le texte, dans l’édition, est le 1° verset du chapitre iv de l’épitre aux Ephésiens : Obsecro ({taque) vos, ego vinctus in Domino, ul digne ambulelis vocatione qua vocati estis. C’est, dit notre rédaction, prêchée apparemment aussi pour une profession, la « vierge qui se consacre à Dieu par la