‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 425 sur 475 · AU CARMEL DU FAUBOURG SAINT-JACQUES · texte numérisé non relu

AU CARMEL DU FAUBOURG SAINT-JACQUES

de Mademoiselle des Touches dans l'Eglise des Carmelites du Faubourg St Jacques. Cette demoiselle qui estoit sous sa direction depuis quelques années, ne voulut Jamais consentir à la prière que le P. Bourdalouë luy fit plusieurs fois de remettre pour huit Jours cette ceremonie, avertie peut estre par un secret pressentiment que ce delay luy oteroit la consolation d’entendre pour la derniere fois son directeur, qui a pour ainsi dire dans cette occasion fait ses derniers efforts ; Car il mourut le mardy troisième feste de la Pentecoste, d’une fievre accompagnée d’une violente inflammation de poitrine 1,

Le sermon du jour de l’Ascension, une reprise apparemment d’un des cinq sermons sur l'Etat religieux, conservés par l'édition, dut contribuer à ébranler la santé dejà compromise de Bourdaloue. Il ne l’arrêta pas encore :

mort” une abbesse illustre lui demanda un sermon pour une prise d’habit, et deux ou trois jours avant la Pentecôte (11 mai), il prêchait encore.» Mme de Pringy dit en termes assez vagues : « Le dernier trait de son éloquence dans ce ministère saint, ce fut à la solennité des noces d'une épouse de Jésus-Christ. Ce fut là qu'il présenta à Dieu cette victime de son amour, et qu'il devint lui-même la victime du sacrifice. Ce fut là qu’il acheva le terme glorieux de sa mission. Ce fut là que son zèle pour le salut d’une âme lui faisant oublier le soin de son corps, il s'échauffa, et toute la force de l'art ne put rien contre la nature affaiblie.» Vie du P. Bourdaloue, éd. Lebel, t. xvi, p. 255 ) Toutefois, la manière dont parle Mme de Pringy laisserait entendre que la vêture ou la profession à laquelle se peut appliquer l'expression des noces d’une épouse de Jésus- Christ, fut la d'ernière action publique de l’orateur. Lauras ajoute qu'il continua de précher et confesser. — Bourdaloue prêcha l’avant-veille de sa mort, jour de la Pentecôte et ne se mit au lit qu'en descendant de la chaire. (Notice sur Bourdaloue, par l'abbé Labouderie, p. 23, 1825. in-8). Le P. Martineau dit seulement, remarque ici Rochebilière, que le jour de la Pentecôte il dit la messe comme à son ordinaire.

1. « Suit dans le recueil la mention de la mort du compagnon de Bourdaloue, le frère Le Clerc, des citations de la lettre du P. Martineau, de l'éloge de M"° de Pringy, de « celuy de M. Vizé dans le Mercure de may et juin, puis cette phrase : (Ajoutons de nostre chef que ce fameux jesuite a été l’oracle de la chaire du xvrr° siècle et un des grands apostres qui ayent brillé sur le chandelier de l'Eglise de France. » — Le tout se termine par les vers du P. D'Augières cités d'une façon un peu différente du texte donné par le P. Lauras**, Les Supercheries lilléraires de Quérard *** indiquent le véritable auteur de ces Pièces fugilives, l'abbé AnthelmeTricaud.» (Communication deM.E Levesque, lettre du?1 mars 1901.)

* Le P. Lauras n’aurait il pas eu ici, comme source unique, le mot tout-à-fait inexact de

Labouderie, ou l'erreur du P. Léonard, parlant d'un sermon prêché par Bourdaloue J’'avant-veille de sa mort ?

CANTAETID: 89 *#*x Ed. de 1882, t. 11, p. #7.

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