BOURDALOUE ET SES AMIS
sa Compagnie. On remarqua que tous ceux qui assistèrent à ses obseques le 14, estoient fort consternez,
I mauoit point pris de party. Il dirigeoit quantité de personnes de distinction et de la 1" qualité, de l’un et de l’autre sexe. Quantité de moribonds l’envoyoient querir, quoiqu'il ne les confessast ni dirigeast pas, pour les exhorter à la mort.
Quelque peu de temps auant sa mort, il se fit conduire à sa chambre pour prendre quelque papier, qu’il brusla.
Le frère[ Antoine Leclerc !}... quiestoit son Compagnon ord'° mourut 3 ou 4 jours aprez lui 2.
Il est touchant de retrouver dans la lettre du P. Martineau le reflet des dernières préoccupations de cet orateur pénétré de foi, qui avait été aussi un homme plein de «bonté d'agrément et de facilité dans la vie civile et commune.» Ses nombreux amis durent être touchés de cet adieu posthume qui leur parvint, soit en 1704, dans l’édition in-/° de cette Lettre, écrite par le P. Martineau, le 14 mai 1704, soit en 1709, lorsqu'elle parut imprimée à la fin du Carêéme publié par Bretonneau :
Tant d'illustres amis, que son merite luy avoit faits, seront peutestre bien aises de sçavoir qu'il ne les pas oubliez dans ses derniers momens. Îl pria de les asseürer que si Dieu luy faisoit misericorde, ainsi qu'il l’esperoit, il se souviendroit d'eux devant luy, & qu'il regardoit leur séparation comme une partie du sacrifice qu'il faisoit de sa vie au souverain domaine de Dieu.
Lorsque Bourdaloue mourut ?, un communiqué de la Gaselle annonça sa mort et rappela assez sèchement les trente-cinq années de succès de ses prédications à Paris #