LE P. GAILLARD À LA COUR
Bourbon et qui en cette qualité s’extasie devant tous les «mots » de son élève, en cite un qui se rapporte à ce sermon. M. Allaire l’avait signalé déjà, mais avec peu d’exactitude !. À
Le P. Chérot qui le qualifie d’inédit, n’a pas tout à fait tort : 1l le cite rectifié d’après la source autographe, et le témoignage en valait la peine. S'il ne dirime pas la controverse sur les insuccès relatifs de Gaillard? il apporte sur la vogue reconnue de Bourdaloue à la ville comme à la cour, un fait nouveau qui était bien à rapprocher de la lettre de M'"° de Lamoignon sur la presse étouffante aux sermons de Saint-Paul dès le début du carême de 1683.
... Je lui ai demandé tantôt (à Mgr le Duc), écrit Alleaume, de Versailles le 6 février, comment il avoit trouvé vendredi le sermon du P. Gaillard. 11 m'a repondu que M. de Chapuiseau, l’exempt aimait beaucoup mieux qu'il prêchât que le P. Bourdalouë, et comme il m'a vu surpris de cette proposition, il m'a dit qu'il avoit beaucoup moins d’embarras et de peine à placer les gens 5.
Retenons ce témoignage de l’exempt, c’est-à-dire de l'huissier chargé de la police et du service d’ordre de la chapelle royale, malicieusement raconté par le prince frappé de la différence des auditoires entre lavent de 1684 et l'ouverture du carême suivant. À lencontre de l’anecdote des « bougies » narrée par Saint-Simon, il prouve que la présence du roi ne faisait pas seule Passistance, mais que la valeur du prédicateur contribuait aussi à en régler le nombre.
Nous verrons dans une sorte de récapitulation finale donnée par le Mercure à propos de la semaine sainte, quelques autres noms de prédicateurs auxquels Visé accorde la faveur d’une mention. Bourdaloue sera, comme