‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 52 sur 475 · V. plus haut, pp. 468 et · texte numérisé non relu

V. plus haut, pp. 468 et

2. «de le prie (Coulanges) de dire à M. de Lamoignon que j'accepte bien

volontiers le rendez-vous de Bäville pour le mois de septembre avec vous. » (Sévigné, t. vit, p. 375 et 377.)

CONVERSION DE CONDEÉ 589

De Paris, le 21 avril 1685.

Hier, Monsieur et Madame entendirent ici le sermon de la Passion du Pere Bourdaloüe Jesüite, a l'Eglise de S Roch : et ensuite l'office en l’Eglise des Feüillans. (Gazette de France du 21 avril 1685,

Avant de raconter, au 21 avril, samedi saint, que le roi à fait ses pâques, le marquis de Sourches, dans ses Mémoires, relate la nouvelle « ... de la communion de M. le Prince (Condé) qui surprit beaucoup de monde. »

On assuroit que ce prince n'avoit pas fait ses pâques depuis dix-sept ans et que de son propre mouvement il avoit envoyé quérir un jésuite nommé le père de Champs ?.

Cette nouvelle de la conversion de Condé se rapporte à l’histoire de Bourdaloue et au texte même d’une de ses œuvres imprimées, qui a le mérite d’être parfaitement authentique, ayant été revisée par lui. I s’agit de léloge funèbre prononcé le 10 décembre 1683. On lit dans Bourdaloue inconnu l’histoire de cette oraison funèbre, et

1. Le jour de Pàäques, 22 avril, Leurs Altesses Royales entendirent le sermon à Saint-Eustache, où prèchait le P. d'Orléans. Celui-ci qui devait être appelé à Rouen pour l'avent de 1685, est nommé parmi les prédicateurs distingués par le Mercure.

2. Sourches, t. 1, p. 209. Sourches ajoute en note que ce père avait refusé d'être le confesseur du roi après la mort du P. Annat. Il joint aussi cette anecdote : « Le roi étant toujours fortement amoureux de Mme de Montespan et revenant à Versailles après la prise de Gand et d'Ypres, quelques jours avant Pàques en l’année 1678, le P. de la Chaise, son confesseur demeura à Lille en Flandre étant ou feignant d'être malade ; le P. de Champs ne voulut pas confesser le roi qui n'était pas déterminé à rompre.» — Le P.de Champs, qui ne ménagea point les jansénistes, n'est pas davantage épargné par eux. V. par exemple dans la Correspondance de Quesnel, t 1, p. 117, la lettre du 17 décembre contre le livre ou le P, de Champs, alors provincial a eu l'audace d'écrire que « les conciles, et même les généraux, ne possèdent jamais (l'autorité souveraine), que le Saint Siège n'ait confirmé leurs arrêts. » « Cela est bien hardi et bien effronté, dit Quesnel, d’avoir mis cela dans un livre, pour l'impression duquel il faut demander au roi mème permission, et dans ce même temps qu'on est si animé contre Rome. » V. surtout la lettre du 17 juillet 1693. « Le P. Bourdaloue disait dernièrement qu’il n'y avait plus que l'animal dans le P. Deschamps. Il ne laisse pas de se remuer beaucoup, cet animal. » {bid. p. 275. Cf. plus bas, en 1691, la note h, du livre 1v.

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